La danse Vaudou des Zangbetos au Bénin, phénomène paranormal ou supercherie ? | Neotrouve

La danse Vaudou des Zangbetos au Bénin, phénomène paranormal ou supercherie ?

mask2_920Selon la tradition Vaudou au Bénin, le Zangbéto est le gardien de la ville, le veilleur de nuit, plus exactement, l’agent de police du Roi chargé d’assurer l’ordre et la sécurité publics dans la nuit.
On raconte qu’ils agissaient comme des forces de police officieuses qui patrouillaient dans les rues, surveillant les gens et traquant les criminels pour les arrêter et les présenter à la communauté afin qu’ils soient punis. Dans la nuit dit on, ils parcourent les rues pour “détecter les voleurs, les sorcières et assurer l’ordre public”.
Aujourd’hui, les Zangbéto ont cessé de jouer leur rôle traditionnel pour devenir une part de la culture, du folklore et de l’animation des communautés. Ils font leur apparition lors des fêtes, des festivals ou des cérémonies. Lors des apparitions publiques, les Zangbéto s’illustrent en se relayant dans la danse et en organisant des numéros de magie et d’ésotérisme devant la foule médusée. Accompagnés de la troupe des adhérents à leur société secrète qui assurent leur passage, le Zangbéto est revêtu d’un camouflage en forme de case conique, recouvert de foin et dont l’armature est réalisée à l’aide de bambous. Bien que l’on puisse voir se déplacer le Zangbéto, il est dit qu’aucun homme n’est refugié sous le camouflage, seuls “les esprits de la nuit” feraient tourner la “case”.

Exemple en vidéo


ORIGINE

Selon la légende, une ruse de guerre serait à l’origine de la création de la confrérie secrète des Zangbéto.
La véritable origine de la cérémonie remonte à 1610 lorsque Te-AGBANIJN un fils de la dynastie en place prétendant à sa succession échappe à son rival Medji son autre fils et prétendant au trône en se camouflant dans une “case” faite de paille et de bambou…

Voici ce que lui dit un conseiller… (ces propos sont tirés d’un site spécialisé sur la culture du Bénin)

« Tu n’as qu’à suivre exactement ce que je t’ordonne».

Il prit des bambous, en fit des cases coniques et por­tatives qu’il entoura de feuilles sèches de bananier. Au sommet de ces cases, il y avait des coussinets également en feuilles de bananier pour aider à les porter facilement sans se blesser la tête. A la hauteur des yeux, il y avait des yeux de bœufs, par où l’on pouvait, de l’intérieur, voir tout à l’extérieur.

A chaque côté, c’étaient des poignées permettant de faire mouvoir les cases à volonté.

Muni d’une défense d’éléphant, Padonou HENNOU-KOU entra dans l’une des cases, l’actionna en soufflant dans la défense d’éléphant. Une sorte de rugissement perceptible à plusieurs kilomètres et inspirant de la ter-teur retentissait. La troupe de Medji, croyant avoir affaire à des diables, à des démons, fut prise de panique et s’enfuit.”

A l’origine il était admis qu’il y avait bien quelqu’un à l’intérieur des cases.

voici une vue du montage du dispositif (source)

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TEMOIGNAGES
Les occidentaux qui reviennent de leur séjour au Bénin sont fascinés par les Zangbetos et semble réellement croire à leur pouvoir occulte…
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“Il y a deux types de Zangbeto, raconte une touriste, Ceux sur les photos ci-dessus sont là pour danser et faire le liens avec les esprits, tandis que les petits (comme ci-dessous) ne sont utilisés que pour faire de la magie. Et avec Marion nous avons tout filmé et regardé au moins cinq fois la vidéo, car jamais personne ne sort de dessous le masque, et quand il est retourné, on ne voit personne dedans. Mais le plus bluffant c’est lorsqu’il s’est relevé pour repartir vers le temple, tout seul.”

 

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Ces légendes sont soigneusement entretenues par les locaux pour faire venir tous ces touristes en mal de “sensations fortes”…
“contrairement à ce que le rationnel peut croire, la case ou gbéto ne serait pas tapissé d’un double fond dans lequel se cachent le porteur et les mystères qu’il va livrer. Disparaître est une pratique propre aux traditions et serait possible grâce à une connaissance particulière, le « zidobo », littéralement le pouvoir de la disparition instantanée dans l’espace.” (source)

Donc pour les amateurs de ce folklore il semblerait que des stratagèmes soient effectués pour impressionner la foule et faire croire à des fantômes qui bougeraient la case tout seuls… Donc pour les amateurs de ce folklore il semblerait que des stratagèmes soient effectués pour impressionner la foule et faire croire à des fantômes qui bougeraient la case tout seuls…
Selon la légende ils pourraient même matérialiser de petits objets

LES SECRETS DE L’iNITIATION ZANGBETO
Selon Louis Hunkanrin (Mai 1937). Pour être initié, on adresse sa demande accompagnée rie deux bouteilles de tafia (alcool, gin ou autre), à un dignitaire (Zangan) du quartier où l’on réside. Le Zangan en fait part au cours d’une réunion à tous les initiés (Zangbéto).
On consulte l’oracle qui indique le jour le plus faste pour- recevoir le récipiendaire. Ce dernier, la veille de la cérémonie, envoie à tous les initiés. On consulte l’oracle qui indique le jour le plus faste pour- recevoir le récipiendaire.
Au jour fixé pour la cérémonie, le récipiendaire ac­compagné de son parrain, se présente les yeux bandés, devant le Zangbéto et les initiés qui chantent, dansent et font résonner leurs défenses de manière à l’effrayer.
On lui pose des questions auxquelles il doit répondre ex abrupto. Après ces questions, le Zangbéto lui dit : « Tu es maintenant un homme, un as. Tu es en mesure main­tenant de connaître des « secrets inconnus des profanes ». On enlève le bandeau, on lui présente une défense, on lui apprend à s’en servir et on lui fait prêter le serment : « Tu ne dois jamais révéler aux femmes, aux enfants et profanes tout ce que tu vois ici ». On lui pose des questions auxquelles il doit répondre ex abrupto. Après ces questions, le Zangbéto lui dit : « Tu es maintenant un homme, un as. Tu es en mesure main­tenant de connaître des « secrets inconnus des profanes ». On enlève le bandeau, on lui présente une défense, on lui apprend à s’en servir et on lui fait prêter le serment : « Tu ne dois jamais révéler aux femmes, aux enfants et profanes tout ce que tu vois ici ».
Le récipiendaire répond : « Je ne dirai rien à person­ne. Je le jure ». Le zangbéto continue : « Si jamais, tu dévoiles ce que tu as vu, les fétiches te tueront, tu auras la vie malheureuse, tu n’auras aucun succès dans tout ce que tu entreprendras, tes femmes, tes enfants seront malheureux et mourront ». Le récipiendaire répond : « Je ne dirai rien à person­ne. Je le jure ».
Après quoi, on lui fait creuser un trou de deux déci­mètres environ de profondeur. Il dit en bouchant ce trou .- Après quoi, on lui fait creuser un trou de deux déci­mètres environ de profondeur. Il dit en bouchant ce trou .-
«Je mets dans ce trou toute profanation, toute indiscrétion, tout ce qui est contraire aux usages, aux règle­ments du Zangbéto. Maintenant, tout est enfoui, je suis purifié ».

Après les épreuves subies, la révélation des secrets et le repas communiel, s’ouvre la période de cours par­ticuliers à l’initié — qui durent trois mois consécutifs.
Au début de ces cours, on lui donne un nom de baptême qui est communiqué à tous les initiés et que person­ne ne doit révéler aux profanes. Au début de ces cours, on lui donne un nom de baptême qui est communiqué à tous les initiés et que person­ne ne doit révéler aux profanes.
Pendant les cours, on lui enseigne la langue secrète du Zangbéto, les rites secrets qui conditionnent la vie de l’initié, les devoirs et droits du Zangbéto, ses obligations et ses interdits, les sanctions auxquelles on s’expose en cas d’infraction à ces règles…
ANALYSE
Il n’existe à ce jour aucun article ni aucune vidéo démontrant la supercherie, nous allons faire notre possible pour livrer nos analyses ou suppositions à partir des vidéos existantes…
Au début de cette vidéo on peut voir un passage pour les yeux, inutile pour un simple “esprit” 🙂
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là on voit les pieds

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Ici dans le cas d’un Zangbeto baton, le gars est complètement déguisé avec de la paille et tourne sur lui même dans une dans endiablée le baton semble bien sur tenir en l’air et c’est l’effet recherché. On ne voit quasiment jamais la silhouette du gars mais dans ce type de vidéo ils ne montreront jamais ni avant ni après, ce qu’il y a dessous…

Nous allons passer aux Zangbetos “complexes”, ceux qui seraient vides à l’intérieur avant et après.
Il s’agit à mon avis là aussi d’un habile stratagème qui n’a rien d'”occulte”…
Dans cette vidéo vue sur Facebook
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Il y a une pierre qui tourne. La rotation parfaitement régulière laisse à penser qu’il s’agit à l’évidence d’un dispositif à moteur. Ce truc qui tourne au début sert par détournement d’attention à masquer la terre qu’ils ont enlevé (car il y a de l’herbe autour ici mais dans d’autre vidéos c’est un terrain de sable ce qui masque mieux) pour creuser un trou. Dans ce trou il y a un gars à l’intérieur c’est lui qui va devenir porteur en sortant du trou.

Selon Louis Hunkanrin (Mai 1937) “Les porteurs de case sont choisis parmi les anciens initiés, les mieux constitués physiquement, les plus forts. Ce sont ceux-là qui portent, actionnent les cases et repré­sentent le Zangbéto. Lorsqu’ils sont dans les cases, ils sont des fétiches et ne doivent pas comme tels, tomber devant les profanes par une fausse manœuvre, leur chute étant susceptible de dévoiler le secret et de diminuer l’autorité attachée à l’institution.”

Il faut se rappeler qu’il y a 2 types de Zangbeto, il y a ceux qui tournent et ceux qui se contentent de bouger un peu n’importe comment mais pour ceux qui bougent rapidement et tournent parfois assez vite, et dans ce cas, à chaque fois il y a un complice de l’extérieur qui touche avec ses 2 mains plusieurs fois pour prévenir le gars à l’intérieur qu’il peut commencer à bouger…
Les petites poupées qui “apparaissent” sont des sortes de jouets avec aussi un dispositif automatique à pile tel des jouets.
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Ici encore ils vont placer le “grand” sur le “petit” et ensuite ça va se mettre à démarrer. Sous le petit se trouve un type, la paille lui permet de respirer, regardez le gars qui tient le grand est concentré sur le “petit” comme si il connaissait le secret

A chaque fois qu’il y a des Zangbeto “bizarre” sois disant vides à l’intérieur, il y a un petit objet au début (ou après), Mon idée est donc qu’il a des gars assez petits planqués sous les objets dans des trous c’est l’endroit précis où il font se positionner des gars sous terre, ça va bien d’ailleurs avec leur religion de zombies qui sortent de la terre. Les gars sous terre prennent ça comme une initiation, une “deuxième mort” comme dans toutes les sociétés secrètes. Si ils trahissent le secret je pense qu’ils seront massacrés. Donc ils positionnent manuellement la case de paille sur l’endroit où il y a l’objet, il donnent le signal en tappant sur la case et en criant, le gars sort de sa cachette referme le trou (la caméra ne filme jamais ce qu’il y a à la place de l’objet elle suit le Zangbeto).
Ensuite à un autre endroit déterminé où il y a un trou déjà fait mais recouvert d’une planche avec du sable, ils repositionnent la case de paille, le type est débarqué, il peut faire “sortir” ou rentrer sous terre un autre objet et ainsi de suite, il peut y avoir plusieurs type dans plusieurs trous…
Même les défenseurs de l’hypothèse paranormale admettent que “ça” vient du sol

En ce qui concerne la “matérialisation” d’objet c’est donc aussi un type est sous terre et ouvre le sol (une planche recouverte de sable) camouflé sous la case en paille pour déposer l’objet puis referme le sol. Idem pour le faire disparaître. Le mouvement de la paille remettra le sable sur la planche naturellement.
CONCLUSION
Il faut garder à l’esprit en regardant les vidéos qu’il y a plusieurs types de Zangbeto
Il y a des complices autour qui connaissent le secret.
Il n’y a rien à mon avis de paranormal dans le fait que les cases de paille bougent toutes seules.
3 cas de figures :
-Des types sont déguisés en homme de pailles
-Des types rentrent dans des cases à l’avance comme un défilé de carnaval.
-Des types sont enfouis sous terre aux emplacement de petits jouets décorés qui bougent tout seul avec des piles et font croire à une présence d'”esprit”.
La case vide est positionnée dessus par les complices, le type sort de dessous l’objet.
Il tourne en rond et danse recouvert de la case et il disparaîtra dans un autre emplacement sous le sol connu de lui seul et des complice qui le guideront.
Ensuite on montrera aux villageois et touristes crédules la case vide….

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