La #TERRE PLATE démystifiée par le Vendée Globe | Neotrouve

La #TERRE PLATE démystifiée par le Vendée Globe

vendee globe challengeProuver que la Terre est plate alors que se déroule une course autour du globe n’est pas une mince affaire pour les “platistes”…

Selon les partisans de la terre plate, les satellites n’existent pas, ce sont des câbles sous marins ou des ballons, et donc la localisation par GPS ne se fait pas non plus par satellite…

Pourtant on sait que près de 130 satellites  sont utilisés pour la course autour du globe, le suivi se fait en temps réel, pas de triche possible, la distance sur une terre plate serait tellement plus grande que les bateaux devraient filer à des vitesses impossibles à atteindre à la voile !!!

vendee globe challenge

Vendée Globe sur une Terre Globe

Le Vendée Globe Challenge est une course à la voile en solitaire autour du monde qui a lieu tous les 4 ans. C’est la seule course du monde à la voile en solitaire sur une telle distance.
Le départ de la prochaine course est fixé au 6 novembre 2016.
Les bateaux partent de Lorient en Bretagne, descendent l’Océan Atlantique, font le tour de l’Antarctique, puis remontent l’Océan Atlantique et reviennent à Lorient.
Le record est de 78 jours et deux heures pour une distance d’environ 40 000 km sur une Terre ronde. Cela fait une vitesse moyenne de 21 km/h, soit environ 12 noeuds.
Ceux qui font de la voile savent que c’est une moyenne extrêmement élevée sur une telle distance et sur une traversée aussi longue.

Si la Terre était plate, le parcours ferait alors environ 106 000 km, parcouru en 78 jours. Les bateaux auraient donc une moyenne de 56 km/h, soit 30 nœuds.

C’est une moyenne impossible à tenir sur une telle distance Ce serait l’équivalent de la vitesse moyenne du record de la traversée de l’Atlantique en 3 jours par un

vendee globe challenge

Vendée Globe sur une terre plate

équipage de 12 personnes et avec un vent toujours portant, dans une mer toujours poussant le bateau et sur une distance dix fois plus petite.

Alors que pendant le Vendée Globe Challenge, il n’y a qu’une seule personne sur le voilier et il devra pendant les 80 jours du voyage affronter seul, des vents opposés, des courants contraires, des icebergs.
Aucun voilier ne peut tenir une moyenne de 56 km/h pendant 78 jours. Cela signifie donc que la distance est plus petite, et donc correspond bien aux distances d’une Terre ronde.

LES SKIPPERS FONT ILS PARTIS DU “GRAND COMPLOT DE LA TERRE PLATE” ?

Pour maintenir le niveau de mensonge sur la prétendu platitude de la terre, il faudrait skippers vendée globeque tous les techniciens de la courses mais aussi tous les skippers soient de mèches dans ce grand complot. Mais les skippers de ces bateaux ne sont pas des êtres d’un autre monde. Il ne font pas non plus partie d’un complot “illuminati”.  Ce sont des gens que vous pouvez croiser chaque jour sur les quais en Bretagne et ailleurs. Des gens qui sont connus dans la région depuis qu’ils sont petits.

 

 

QU’EST CE QUE CLS ?

A conditions exceptionnelles, moyens exceptionnels, la direction de course a fait appel à CLS, Collecte Localisation Satellites, filiale du CNES, pour surveiller depuis l’espace ces aventuriers des temps modernes. Il s’agit d’une station de localisation par satellite un peu spéciale rassemblant les données de nombreux satellites pour les rediffuser aux concurrents du Vendée Globe.

Tout au long de la course, les voiliers du Vendée Globe 2016 sont suivis par satellite grâce à CLS. Chaque bateau est équipé de balises de localisation et d’assistance « MAR YI ». Les balises émettent régulièrement un message qui permet de localiser le bateau. Grâce à cette localisation, le PC course peut établir le classement, fournir une cartographie au public mais également améliorer la sécurité des skippers en mer.

icebergDes icebergs menaçants détectés depuis l’espace.

CLS met au service du Vendée Globe son expertise en traitement de données satellitaires en imagerie radar et données altimétriques (mesure de la hauteur de mer) et modélisation de courants océaniques pour détecter la présence et prévoir la dérive des icebergs tout autour de l’Antarctique. Sur les deux dernières éditions du Vendée Globe, plusieurs dizaines d’icebergs, pouvant menacer le parcours des skippers, ont été détectés par CLS.

Des centres des opérations spatiales sur le qui-vive H24

Basé à Toulouse et à Brest CLS met ses équipes au service de la course et de sa sécurité. Elle recueille les données de près de 130 satellites. Parmi ces satellites, certains contribuent à localiser les skippers en temps réel, à détecter les icebergs menaçants, à recueillir les conditions de mer (température, courants, etc.), informations clés pour prévoir la dérive de ces dangereux objets flottants.Chaque skipper du Vendée Globe est équipé de balises de localisation MAR-YI, développées par CLS.

 

INVENTAIRE DES SATELLITES UTILISES

Quels sont les moyens satellites utilisés par les skippers du Vendée Globe et dont les données sont centralisées au niveau du CLS ?

Vendée Globe - François Gabart - Macif - Vainqueur - Sate

Exemple des satellites connectés au bateau de François Gabart en 2012

Voici un rapide inventaire :

Commençons par les télécommunications entre la Terre et les skippers : elles sont assurées par les satellites d’Inmarsat ou d’Iridium. Pour tous les types d’échanges : vacations en phonie, internet et email, transfert de vidéos et de photos ou pour recevoir les fichiers météo envoyés par l’organisation de course (l’assistance météorologique personnalisée et le routage ne sont pas autorisés).

Ensuite la localisation de navires. Le premier besoin, c’est pour établir le classement et vérifier le respect du règlement avec le contrôle des points de passages obligatoires (les « portes »). Des récepteurs GPS (le Global Positioning System Américain) assurent cette fonction. Ils sont couplés à un équipement de communication iridium doublé par une liaison sat C d’inmarsat. Un second type de localisation est utilisé moins fréquemment : il s’agit des balises de détresse du système Cospas-Sarsat. Chaque voilier en embarque deux fonctionnant en 406 MHz.

La météorologie est également importante pour la sécurité des skippers et la stratégie de course (avec la connaissance des vents). Les satellites jouent un rôle de plus en plus incontournable dans les modèles de prévision. La veille météorologique mondiale est assurée avec deux types de satellites :

  • Les satellites géostationnaires comme la famille Meteosat, GOES ou MTSAT répartis autour de l’équateur à environ 36000 kilomètres d’altitude.
  • Les satellites en orbite polaire, sur une orbite plus basse, à environ 800 kilomètres d’altitude. Dans cette catégorie, il y a les satellites de la famille NOAA ou les deux satellites Metop-A et Metop-B opérés par l’organisation européenne Eumetsat.

Une autre source d’information est moins connue : la prévision des courants de surface établie à partir de mesures d’altimétrie spatiale fournies par exemple par les satellites Jason. Chaque semaine, les équipes de Mercator-Océan produisent une série de bulletin donnant, par zone géographique et de manière globale, différents paramètres de l’état de la mer (courants, température, salinité) en surface et en profondeur. Chaque bulletin donne la situation analysée (les observations) et des prévisions (modélisation) à deux échéances (une semaine et deux semaines).

 

Mercator - Prévision courant de surface - psy2v4 - analyseUn exemple de bulletin d’état de la mer publié par Mercator-Océan le 16 janvier 2013 pour la zone
atlantique. Crédit image : Mercator-Océan.

Moins connue également, l’utilisation d’images de satellites Radar pour détecter les icebergs les plus massifs. Depuis le mois de mai 2012, les experts en océanographie spatiale de la société CLS ont aidé la direction de course du Vendée-Globe à définir le parcours et le placement des « portes » autour de l’Antarctique. Depuis l’arrivée des premiers skippers dans les zones à risques de mers du sud, plus d’une centaine d’images radar de 500 kilomètres de côté ont été acquises par le satellite Radarsat.

Alors, combien de satellites au total ?

Pour la constellation GPS, l’US Air Force assure une disponibilité d’au moins 24 satellites 95% du temps. En pratique, depuis juin 2011, l’USAF a mis en place une configuration dite « expandable 24 » avec 27 positions orbitales à 20350 kilomètres d’altitude (6 plans orbitaux).

La constellation européenne Galileo n’est pas encore opérationnelle. Depuis lelancement de deux premiers satellites en octobre 2011, elle est en cours de déploiement. 2 autres satellites ont été lancés un an plus tard en octobre 2012. 14 autres satellites seront mis en orbite d’ici fin 2014.

Pour les télécommunications, Iridium est également une constellation, en orbite plus basse, à environ 780 kilomètres, sur 6 plans orbitaux de 11 satellites. Les 66 satellites opérationnels, plus un certain nombre de « spares » prêts à prendre le relais en cas de panne, communiquent entre eux et forme ainsi le premier standard téléphonique spatial.

Du côté de l’orbite géostationnaire, pour le Vendée Globe c’est la flotte d’Inmarsatavec les 3 satellites Inmarsat-4, spécialisés en télécommunications avec les mobiles. Avec son réflecteur géant de 9 mètres de diamètre et son réseau de 120 antennes spirales, chaque satellite fournit 19 faisceaux larges et 228 faisceaux étroits. Il permet des liaisons jusqu’à 432 kbits/s avec le service FleetBroadband (BGAN). Les trois satellites ont été construits par Astrium.

Pour la météorologie, plusieurs satellites géostationnaires couvrent l’ensemble du globe depuis une orbite à la verticale de l’équateur :

  • Les 3 satellites d’Eumetsat (4 avec Meteosat 10 qui va être mis en service le 21 janvier 2013). Eumetsat opère Meteosat 9 (positionné au-dessus du méridien de Greenwich), Meteosat 7 dit « IODC » (au-dessus de l’océan indien presque à la verticale des Seychelles). Meteosat 8, le premier satellite de seconde génération, est à 9,5°E de longitude. Depuis le 15 janvier, Eumetsat fait évoluer ces positions pour préparer la mise en service de Meteosat 10, déjà en orbite, qui entrera en service opérationnel le 21 janvier.
  • Les 3 satellites de la NOAA (GOES-12, GOES-13 et GOES-15 opérés simultanément et GOES614 en stand-by).
  • Le satellite russe Elektro-L N1 de RosHydroMet.
  • Les satellites indiens INSAT-3A et Kalpana-I.
  • Les deux satellites chinois FY-2D et FY-2E (FY-2F est en attente).
  • Le satellite coréen COMS-1.
  • Le satellite japonais MTSAT-2 (Himawari-7).

Côté orbite basse, il y a les cinq satellites opérationnels de la constellation POES de la NOAA (NOAA-15 à NOAA 19), NPP SUOMI et les deux MetOp (Metop-A et Metop-B) en Service, sans parler de la constellation de satellites militaires DMSP.

Au total, cela fait au moins 21 satellites pour la météo. Ajoutons le satellite Jason-1 pour l’altimétrie spatiale et le satellite Radarsat-2 pour la détection des icebergs. Pour le sauvetage en mer, les 12 satellites embarquant les charges utiles du système Cospas-Sarsat sont déjà comptabilisés avec les satellites météo. Idem pour les charges utiles du système de collecte de données Argos.

Au total, si je n’ai rien oublié, cela nous donne donc au moins 116 satellites qui jouent d’une manière ou d’une autre et à un moment donné le rôle d’anges gardiens des skippers du Vendée Globe. Pas si solitaires…

Conclusion : il faut maintenant que les partisans de la terre plate nous expliquent comment centraliser toutes ces informations en temps réel et les diffuser au concurrent sans utiliser de satellites, sachant que les bateaux ne sont pas connectés à des cables sous marins ! D’autres part le trajet sur une terre plate n’a pas la même longueur, quand vous aplatissez une sphère la distance s’agrandie ce qui fait que les bateaux devraient avancer beaucoup plus vite pour boucler leur tour du monde ce qui n’est pas le cas, ceci d’autant plus que tout est contrôlé en temps réel et les bateaux sont visibles le long des côte de par le monde à des intervalles précis et rejoignent leur point de départ aux Sables d’Olonne à la fin de la course. Certains pensent que l’Antarctique est plus grande que ce qu’on nous en dit. Qu’il y a d’autres terres plus au sud! Mais si l’Antarctique est plus grande, alors son périmètre aussi est plus grand. Donc les voiliers mettraient là aussi beaucoup plus longtemps à en faire le tour! Pas de triche possible, la terre est bien un globe et les satellites tournent bien autour !

 

Sources : Cet article contient des extraits du site Mensonges.fr , du site de localisation par satellite CLS et de Regard sur la Terre

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