Jean-Jacques Charbonnier: «Il serait possible de communiquer avec des patients dans le coma» | Neotrouve

Jean-Jacques Charbonnier: «Il serait possible de communiquer avec des patients dans le coma»

Que racontent ces personnes ayant vécu une expérience de mort imminente ?

Des personnes avec un électroencéphalogramme plat donc avec un cerveau à l’activité cérébrale inexistante parviennent, une fois réveillées, à décrire leur réanimation, certaines parlent même de ce qui se passe dans les autres pièces. Leurs propos ont été vérifiés par la suite et se sont révélés exacts.

Que doit-on déduire ?

En tant que médecin et scientifique, nous sommes obligés de nous questionner. Comment est-ce possible de retranscrire ces événements si le cerveau ne fonctionne plus ? C’est donc à partir de cela que j’ai formulé l’hypothèse que ce n’est pas le cerveau qui produirait la conscience. Le cerveau ne serait qu’un récepteur.

Dans le milieu de la médecine, de tels propos ont dû être mal perçus…

C’est peu de le dire. Il y a eu des plaintes déposées de la part de mes confrères concernant notamment des expériences que je menais au sein de bloc opératoire. J’ai plusieurs fois rencontré l’Ordre des médecins suite à ces plaintes mais je n’ai jamais été radié. J’ai sans doute agacé mais ils ont vu que je ne faisais pas cela pour l’argent, que j’étais un chercheur qui respectait l’éthique.

Comment se passent vos recherches actuellement ?

Après avoir encadré un projet de doctorat en 2014 soutenu par François Lallier évoquant pour la première fois en médecine l’idée d’une conscience extra-neuronale, j’ai déposé le 19 septembre un dossier auprès de l’Ordre des médecins afin de réaliser des expériences grâce à l’hypnose avec des patients volontaires. J’ai appelé ces ateliers la transcommunication hypnotique. Pendant une heure, à l’aide de ma voix et d’une musique, ils sont hypnotisés et ensuite je recueille leurs témoignages. 65 % des participants m’ont déclaré avoir communiqué avec un défunt.

En quoi ces expériences pourraient aider la science et la médecine ?

Cela remet évidemment tout en question. S’il est vrai, et je n’affirme rien, qu’il est possible de communiquer avec des patients que l’on pensait inconscients, grâce à cette conscience extra-neuronale, nous pourrions communiquer avec eux. L’idée du patient «en état végétatif» est donc totalement remise en question et obsolète. L’approche de la mort est également interrogée et du coup forcément de la vie.

Ces ateliers sont ouverts à tous ?

Tous les mois, je propose à Toulouse ces séances de trois heures autour de la transcommunication hypnotique. Découpée en trois temps, la séance démarre par une présentation qui permet de rassurer les participants puis d’une séance de relaxation et ensuite je passe à l’hypnose. Beaucoup viennent pour tenter de voir ou parler avec des personnes décédées de leur entourage. Je commence par leur dire qu’il n’y a pas 100 % de réussite.

L’hypnose se développe de plus en plus, un signal positif ?

Dans le cadre de toutes mes recherches, je me dis que les esprits commencent à s’ouvrir, certaines anesthésies se font désormais grâce à cette technique, c’est un signal fort. Nous sommes encore loin d’enseigner la pratique sur les bancs de la fac mais l’intérêt pour l’après vie, l’hypnose et la conscience ne cesse de croître.

Source : Jean-Jacques Charbonnier: «Il serait possible de communiquer avec des patients dans le coma» – 01/10/2017 – ladepeche.fr

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