“En 2050, les gens avec moins de 150 de QI ne serviront à rien„  | Neotrouve

“En 2050, les gens avec moins de 150 de QI ne serviront à rien„ 




« En 2050, les gens avec moins de 150 de QI ne serviront à rien ! » [1].

Ces propos sont attribués à Laurent Alexandre, chirurgien urologue également énarque, fondateur du site internet Doctissimo et passionné par le transhumanisme [2]. Un cerveau. Dit comme cela, ce genre de phrase prêterait presque à rire, mais le témoignage de la journaliste qui a rapporté les propos de Laurent Alexandre met le doigt sur quelque chose de bien plus sérieux.

Voici ce qu’écrit cette journaliste, Anne-Catherine Husson-Traore :

 

« J’ai entendu cette phrase à la fois cruelle et absurde de Laurent Alexandre à la radio ce matin. Au même instant, je me trouvais dans une maison de retraite médicalisée où sont “stockés” tous ceux qui ne servent plus à grand-chose aux yeux d’une société lancée dans une course à l’échalote darwiniste ou eugéniste.

 

Ne seraient sensés y vivre et s’y épanouir que ceux dont la force et le QI dépassent largement la normale… Ce discours n’est pas seulement prospectif. Il est la partie visible de l’iceberg d’un culte de la performance qui sévit partout, dans le sport de haut niveau mais aussi dans les entreprises.

 

La notion d’utilité sociale doit intégrer nos imperfections humaines. Elles font de nous ni des robots, ni des dieux. Une réalité à ne pas oublier pour que ne s’installe pas une petite musique visant à faire des faibles… des humains qui ne servent pas et peuvent donc disparaître sans dommages. »

 

violence qui se trouve derrière ces idées d’utilité et de performance devenues les valeurs centrales de notre société.

En cas d’échec, de fragilité ou d’inadaptation (handicap, maladie, simple faiblesse etc.), on pourrait donc disparaître, sans que ce soit un problème pour personne ?!!

À vrai dire, ce n’est pas une idée nouvelle. Regardez ce qu’écrivait déjà le philosophe Jacques Attali en 1981 : Cette journaliste exprime son émotion avec retenue, mais elle pointe l’immense

 

« Dès qu’il dépasse 60/65 ans, l’homme vit plus longtemps qu’il ne produit et il coûte cher à la société.

Je crois que dans la logique même de la société industrielle, l’objectif ne va plus être d’allonger l’espérance de vie, mais de faire en sorte qu’à l’intérieur même d’une vie déterminée, l’homme vive le mieux possible mais de telle sorte que les dépenses de santé soient les plus réduites possible en termes de coût pour la collectivité.

Il est bien préférable que la machine humaine s’arrête brutalement plutôt qu’elle se détériore progressivement.
L’euthanasie sera un instrument essentiel de nos sociétés futures. « En 2050, les gens avec moins de 150 de QI ne serviront à rien ! » [Ces propos sont attribués à Laurent Alexandre, chirurgien urologue également énarque, fondateur du site internet Doctissimo et passionné par le transhumanisme [2]. Un cerveau.

Dit comme cela, ce genre de phrase prêterait presque à rire, mais le témoignage de la journaliste qui a rapporté les propos de Laurent Alexandre met le doigt sur quelque chose de bien plus sérieux.

Voici ce qu’écrit cette journaliste, Anne-Catherine Husson-Traore :

« J’ai entendu cette phrase à la fois cruelle et absurde de Laurent Alexandre à la radio ce matin. Au même instant, je me trouvais dans une maison de retraite médicalisée où sont “stockés” tous ceux qui ne servent plus à grand-chose aux yeux d’une société lancée dans une course à l’échalote darwiniste ou eugéniste.

Ne seraient sensés y vivre et s’y épanouir que ceux dont la force et le QI dépassent largement la normale… Ce discours n’est pas seulement prospectif. Il est la partie visible de l’iceberg d’un culte de la performance qui sévit partout, dans le sport de haut niveau mais aussi dans les entreprises.

La notion d’utilité sociale doit intégrer nos imperfections humaines. Elles font de nous ni des robots, ni des dieux. Une réalité à ne pas oublier pour que ne s’installe pas une petite musique visant à faire des faibles… des humains qui ne servent pas et peuvent donc disparaître sans dommages. »

Cette journaliste exprime son émotion avec retenue, mais elle pointe l’immense violence qui se trouve derrière ces idées d’utilité et de performance devenues les valeurs centrales de notre société.

En cas d’échec, de fragilité ou d’inadaptation (handicap, maladie, simple faiblesse etc.), on pourrait donc disparaître, sans que ce soit un problème pour personne ?!!

À vrai dire, ce n’est pas une idée nouvelle. Regardez ce qu’écrivait déjà le philosophe Jacques Attali en 1981 :

« Dès qu’il dépasse 60/65 ans, l’homme vit plus longtemps qu’il ne produit et il coûte cher à la société.

Je crois que dans la logique même de la société industrielle, l’objectif ne va plus être d’allonger l’espérance de vie, mais de faire en sorte qu’à l’intérieur même d’une vie déterminée, l’homme vive le mieux possible mais de telle sorte que les dépenses de santé soient les plus réduites possible en termes de coût pour la collectivité.

Il est bien préférable que la machine humaine s’arrête brutalement plutôt qu’elle se détériore progressivement.
L’euthanasie sera un instrument essentiel de nos sociétés futures. [3] »

Ce n’est pas une idée nouvelle, donc, mais elle devient de plus en plus acceptable. Avec cette question que l’on pose désormais comme une évidence :

Aux inutiles, aux faibles, aux malades, à ceux qui ne sont plus que des coûts pour la société, l’euthanasie n’offre-t-elle pas une possibilité honorable (souhaitable ?) de sortie ?

Vous allez me dire que nous n’en sommes pas encore là.

C’est vrai.

Mais regardez les ravages que cet esprit de performance et de compétition fait tous les jours dans notre société : la dépression, le mal-être, le stress, la difficulté de trouver le sommeil, etc. Qui peut sérieusement affirmer que ces pathologies ne sont pas en (grande) partie liées à cette vision strictement consommatrice de la vie et de l’individu ?

Aujourd’hui, 15 millions de boîtes d’antidépresseurs sont prescrites chaque année en France [4], 36 % de Français déclarent avoir déjà fait un « burnout » , c’est-à-dire qu’iIs se sont littéralement senti exploser sous la pression professionnelle, sociale, économique.

Et combien seront-ils quand il faudra vivre en permanence avec une guillotine au-dessus de la tête : « attention, vous êtes en train de ne servir à rien… il va vous arriver malheur… »

Rien que de poser la question, cela fait froid dans le dos.

 

Entre secte, rêves de surhommes et avancée inexorable de l’Homme vers son avenir, le transhumanisme est le courant de pensée parmi les plus excitants du moment. Mais il questionne fondamentalement le futur de notre espèce. Laurent Alexandre, une des premières (et encore rares) personnalités françaises à se pencher sur la question, fait le point pour Nom de Zeus.« L’homme qui vivra 1 000 ans est déjà né ». Laurent Alexandre, chirurgien urologue et auteur, notamment, de La mort de la mort aime les phrases choc. S’il estime qu’il y a eu « beaucoup d’incompréhensions autour de cette phrase », il assume le propos­ : les NBIC (pour nanotechnologies, biotechnologies, informatique et sciences cognitives) vont révolutionner notre monde et étendre considérablement la durée de vie.Celui qui est également homme d’affaires et fondateur du site Doctissimo assume aussi son rôle, entre technophile convaincu, partisan d’un vaste débat public et relais français du transhumanisme de la Silicon Valley. Dès l’entame de notre entretien, nous lui avons donc demandé s’il croyait aux prophéties de ces derniers. « Pour moi il y a deux questions principales, a-t-il répondu d’emblée. Est-ce que l’homme va finir par avoir un pouvoir sur sa propre nature ? Et quand ? » La deuxième répondant évidemment à la première.

Source : “En 2050, les gens avec moins de 150 de QI ne serviront à rien„ – Nom de Zeus

En 2050, les gens avec moins de 150 de QI ne serviront à rien !

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