EU DisinfoLab met en ligne 55 000 comptes ayant tweeté sur l’affaire Benalla : la CNIL saisie pour fichage illégal | Neotrouve

EU DisinfoLab met en ligne 55 000 comptes ayant tweeté sur l’affaire Benalla : la CNIL saisie pour fichage illégal

En marge de son étude sur les rumeurs sur Internet à propos de l’affaire Benalla, DisinfoEU a publié deux tableurs Excel. Le premier compile 55 000 comptes ayant tweeté sur l’affaire Benalla. Le second pose plus de questions. Il recense les 3393 comptes “hyperactifs” (certains sous pseudo, d’autres non) et les classe en fonction de plusieurs critères (désinformation, Macron Leaks, rumeurs sur Benalla, etc.)

Selon DisinfoEU; parmi ces quelque 2.600 comptes, « il y a des comptes qui sont à la fois pro-Mélenchon, pro-Rassemblement national », mais aussi « russophiles », certains appartenant à des personnes réelles et d’autres à des comptes « à pseudonymes ou automatisés » tweetant « 24 heures sur 24 », détaille l’expert. (…)

La @CNIL a bien été saisie de plaintes concernant l’étude menée par @DisinfoEU.

La CNIL est actuellement saisie d’un nombre important de plaintes concernant les conditions dans lesquelles EU DisinfoLab a effectué une étude sur certains messages publiés sur le réseau Twitter relatifs à l’affaire BENALLA.

La collecte et le traitement de données à caractère personnel sont soumis au RGPD (Règlement Général sur la Protection des Données), qui protège tout particulièrement les données relatives aux opinions politiques des personnes. L’ONG à l’origine de l’étude étant située en Belgique, la CNIL instruira les plaintes dont elle a été saisie dans le cadre de la coopération européenne instaurée par le RGPD.

 

La CNIL signale que les personnes concernées par l’étude statistique de peuvent directement s’opposer auprès de l’organisme () en motivant leur demande et en conservant une copie de leur démarche. Modèle de courrier :

Exemple de faits repprochés par EU Disinfo :

Habitant nulle part

Un autre fait intéressant est le fait que 41,9 % de ces comptes n’ont aucune information à propos de leur localisation. Si l’on ajoute l’item France aux personnes sans aucune information de localisation, nous sommes à 50 % des individus identifiés.

Presque tous des pseudonymes

Nous avons mesuré que 92,5 % des comptes utilisent un pseudonyme pour communiquer. L’élément intéressant est le fait que la part de l’utilisation de pseudonyme diminue avec les acteurs qui partagent le plus de désinformation. Ceci dit, ces noms sont génériques. (Pierre François, Louis Dupont, etc.)

source

 

 

à lire : https://mensuel.framapad.org/p/fichier_bot_russe_03

https://www.cnil.fr/fr/etude-realisee-partir-de-messages-postes-sur-twitter-la-cnil-est-saisie-du-dossier

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