De l’Anti-mondialiste à l’altermondialisme ou le glissement sémantique des médias au profit du mondialisme | Neotrouve

De l’Anti-mondialiste à l’altermondialisme ou le glissement sémantique des médias au profit du mondialisme

Avez-vous remarqué que les anti-mondialistes d’il y a quelques années ont été remplacés médiatiquement par les alter-mondialistes?
Voici une analyse intéressante lur sur le site Leschroniques.net dont vous trouverez l’adresse plus bas.

Quand les médias changent une appellation et remplacent du jour au lendemain les anti-mondialistes par les alter-mondialistes, c’est évidement une “opération” calculée qui n’a rien de spontanée et qui ne repose sur aucune réalité.
En pratique cette technique impose l’idée que le mouvement anti-mondialiste passe de la contestation du système à la volonté d’en construire un autre ou plus exactement de le construire autrement. Il ne s’agit donc pas d’une récupération au sens traditionnel mais d’un “recadrage”. La confusion a la pleine odeur de la manipulation sur fond de création d’illusions et de “préparation” de la partie du public occidental non averti, mais visé à terme par le nouvel ordre des choses.
Il y a un fossé entre les préfixes anti et alter qui modifie radicalement le sens de l’attribut de sorte qu’en transformant aux yeux du public peu averti les anti en alter, on glisse étymologiquement d’opposants radicaux à partenaires indépendants.
En effet, comme il est clair que le mouvement populaire rejetant le système mondialiste correspond profondément à une réaction spontanée, logique et naturelle de l’immense majorité des habitants de la planète, la seule solution était de créer de toute pièce une représentativité qui permette de calmer les intentions individuelles non contrôlables à grande échelle et leur réunion naturelle par la base.
En imposant ces “représentants” ou ces “consciences” choisis dans les couches supérieures ou intermédiaires du système existant, les médias ont donc permis de créer une nébuleuse sans forme dont les préoccupations politiques et corporatistes variées n’ont pas grand chose à voir avec les attentes concrètes et la volonté populaire.
A l’opposé, le sentiment anti-mondialiste, comme l’ont montré de nombreux reportages et articles, est physiquement insaisissable et donc non manipulable. C’est d’ailleurs ce qui atteste de son caractère profondément naturel, universel et populaire.

L’anti-mondialisme est une opposition au principe d’un système politique, économique, financier et administratif unique et centralisé, applicable à tous les peuples de la planète. Les raisons principales sont culturelles dont le besoin vital de conserver les racines des peuples, les particularités de leurs langues, leur autonomie et leur libre détermination. Elles sont aussi économiques à commencer par l’indispensable maîtrise des ressources alimentaires locales. Les anti affirment que ceci n’est absolument pas opposé à la coexistence pacifique dès lors que les prédateurs sont tenus à l’écart. Ce n’est d’ailleurs pas une opinion mais un constat.
En cela les anti-mondialistes s’opposent radicalement au pro-mondialistes. Ces derniers composés essentiellement par les classes dirigeantes de tous les secteurs et quasiment de tous les pays du monde prônent une gouvernance mondiale globale en tentant de convaincre les peuples qu’elle est la condition de la paix et de la prospérité. L’actualité quotidienne tous secteurs confondus montre l’inverse.
L’alter-mondialisme se situerait entre les deux, ou plus exactement prendrait un peu des deux en voulant offrir une “troisième voie”. En tout cas, c’est ce que suggère le traitement médiatique et que développe quelques-une des personnalités de la tendance. Cette “troisième voie” est d’ailleurs une formule traditionnelle des jésuites reprise par la franc-maçonnerie et qui ajoute du sirop pour faire passer en douceur la pilule sans traiter le mal. C’est à ce stade que la signification des mots nous est utile. Nous avons vu qu’alter signifie égal ou identique. Dans le cas présent il contient deux emplois. D’abord le positionnement qui le place sur l’échiquier et non en dehors. Ensuite la même vision fondamentale de la finalité du système.
Ainsi, l’alter-mondialisme ne refuse pas le système mais propose de l’accompagner avec des valeurs dites humanistes.
Les deux symboles que sont Davos et le Forum Social Mondial ont en commun de poser comme principe qu’hors de la globalisation et de la mondialisation il n’y a pas de salut. Le néo-libéralisme mondial a donc généré sciemment sa propre opposition pour empêcher les oppositions radicales identitaires et anti-globalisation.
Cet état de fait a donc pour objectif de faire accepter la notion d’une gouvernance à l’échelle mondiale sous couvert d’un système démocratique mondial unique, et justifie pleinement l’existence des alter-mondialistes
Cet état de fait a donc pour objectif de faire accepter la notion d’une gouvernance à l’échelle mondiale sous couvert d’un système démocratique mondial unique, et justifie pleinement l’existence des alter-mondialistes.

Source originale : http://leschroniques.net/ana_alter-mondialistes.htm

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