Connaitre la peur et s’en libérer | Neotrouve

Connaitre la peur et s’en libérer

On a toujours peur de ce que l’on ne connait pas. La peur elle même ne fait pas exception à cette règle. Nous allons donc examiner ce qu’est réellement la peur, nous tâcherons de définir les craintes diverses qui nous habitent et, surtout, nous allons étudier des clés psychologiques et spirituelles qui permettent de s’en libérer.

Qu’est-ce que la peur ?
La peur est reliée essentiellement à un sentiment de rupture et d’isolation. C’est d’ailleurs pourquoi, comme nous le découvrirons dans cette étude, il y a tout un travail de re-liaison avec soi-même et avec les autres à réaliser dans la démarche qui permet de se libérer de ses peurs.

Beaucoup reconnaissent aujourd’hui que la peur est une réalité omniprésente, en soi comme en société. La question clé que l’on pose généralement est : Sous quelle forme la peur se manifeste-t-elle en vous ? Avez-vous peur de perdre votre travail, de tomber malade, de manquer de quelque chose ? Avez-vous peur qu’on vous vole, qu’on vous agresse ? Avez-vous peur de prendre une décision, de déménager, d’être seul, de vieillir, de perdre votre conjoint, de mourir ?

Il est clair que la peur est présente chez la plupart d’entre nous, et elle est également présente au niveaux des collectivités de façon incroyable.

Vous ne serez sans doute pas soulagés de savoir que les autres ont peur ; au mieux, ça vous soulagera peut-être de la peur d’être anormaux ! Rassurez-vous, la peur est presque partout dans notre civilisation actuelle. Les recherches démontrent de plus en plus que la plupart des maladies physiques et psychiques sont reliées directement à l’anxiété, l’angoisse, la peur.

A ce niveau, ceux qui souffrent de peurs pathologiques et qui veulent retrouver leur santé physique devraient d’abord se tourner vers des thérapies qui leur permettent de trouver un certain équilibre. La peur n’est pas uniquement active au niveau psychique, des chercheurs ont pu démontrer qu’il y a des fondements physiologiques et organiques dans les différentes expressions de peur. Le magazine Science a même révélé récemment que les scientifiques ont identifié un lien étroit entre un gène particulier et les personnes qui souffrent d’anxiété, d’angoisse, de pessimisme, de pensées négatives, etc…Ils ont même découvert les facteurs qui permettent les dispositions favorisant la peur de se mettre en place, parce que, même s’il y a une hérédité, une transmission génétique de prédisposition, il y a aussi des expériences dans la vie qui font en sorte que l’on se prédispose, suite à ces éxpériences, à des manifestations de peur.

Par exemple, lorsque nous sommes confrontés à une expérience qui nous cause une grande peur, cela est “enregistré”. Dans notre structure nerveuse, il y a comme un réseau qui s’établit, un chemin qui se trace, de telle sorte que lorsqu’on est ensuite confronté à des expériences moins importantes, le phénomène de la peur peut s’installer de plus en plus facilement. Il peut y avoir un événement psychologique important qui nous a traumatisé, par exemple une maladie grave ou un accident. Ici, le corps enregistre l’agression de la maladie et de la douleur et celle-ci laisse des traces qui font en sorte que, plus tard, la moindre petite agression peut déclencher tout le circuit de peur qui s’ést installée lors de l’événement psychologique initial.

Autrement dit, il y a des prédispositions innées et il y a aussi des prédispositions acquises, en fonction des événements que l’on vit psychiquement mais aussi physiquement. Il est important de bien considérer cette dimension matérielle de la peur.
Cela ne veut pas dire pour autant qu’on ne peut pas transcender ces prédispositions, qu’on ne peut pas faire tout un travail intérieur qui nous aide à minimiser leurs impact. Cependant, nous n’avons pas tous le même seuil de tolérance à l’agression et à l’expérience de la peur. Chacun est tout à fait différent face à cette problématique. C’est pourquoi c’est une chose qu’il faut bien saisir parce que cela nous permettra par la suite d’apporter une aide éventuelle qui vous rende conscients de ce phénomène que chacun vit par rapport à la peur, une problématique avec des intensités qui lui sont propres, en fonction des prédispositions innées ou acquises et en fonction, bien entendu, du travail que la personne fera sur elle-même.

C’est d’ailleurs pourquoi nous tacherons aussi de voir des techniques qui permettent d’agir de façon à réduire considérablement la peur. On sait bien que chacun, selon son niveau de cheminement et selon les prédispositions initiales auxquelles il a été confronté, vivra les choses de façon différente. Mais s’il est vrai que la façon dont nous vivons la peur est très personnelle, la peur n’en demeure pas moins un mal qui est omniprésent dans notre société, dans toutes les sphères de l’activité humaine. Commencer quelque chose nous fait peur, achever quelque chose nous fait peur, le changement nous fait peur, on craint de ne pas être à la hauteur, on est terrifié par le succès comme par l’échec. La vie nous terrorise presque autant que la mort. L’âge importe point dans cette histoire, ce n’est pas non plus une question de sexe ou de situation sociale et économique. Quelle que soit notre situation, la peur est un élément qui, tôt ou tard, nous touche dans l’une ou l’autre de nos sphères d’activités.

C’est pourquoi le traitement de la peur est une chose très importante. Mais lorsqu’on se rend compte combien la peur s’enracine dans différents contextes et différentes situations, on découvre que c’est un problème très vaste et que, finalement, si la peur est omniprésente et qu’elle touche autant d’êtres humains, c’est parce qu’elle est liée à une problématique très profonde et universelle.

Donc, quand on parle de travailler sur la peur, il s’agit en fait de mettre en pratique toutes ces théories que l’on nous communbique aujourd’hui, tous ces outils visant une démarche de croissance psycho-spirituelle. Peut-être est-il bon de les rappeler : Mieux se connaître ; Positiver ; Lâcher prise ; Apprendre à rire ; Se fixer des objectifs ; Ne plus critiquer (ni soi-même ni autrui) ; Dire oui à la Vie ; Faire confiance ; Méditer ; Se relaxer ; Apprendre à aimer ; Apprendre à donner et à recevoir ; etc…

Tout cela peut effectivement contribuer d’une façon directe et efficace dans le traitement de la peur.

Aujourd’hui, un grand nombre d’auteurs nous offrent des outils dans toutes les sphères de la croissance psycho-spirituelle parce que la peur est vraiment liée à une problématique universelle et extrêmement profonde. C’est pourquoi on peut dire que toute démarche visant à une harmonisation de l’être peut contribuer à éliminer la ou les tentacules de la peur qui nous habitent. En mettant en pratique les clés déjà citées ici et bien d’autres que nous verrons aussi, en concrétisant tout cela dans son propre vécu quotidien, on peut alors vraiment se libérer de nos peurs.
Pourquoi ? Parce que nous apprenons à sortir d’un monde limité qui est caractérisé justement par la peur.

Si l’on parlait de l’omniprésence de la peur, au niveau des individus comme au niveau des collectivités, c’est pour bien faire prendre conscience que la peur est ce qui caractérise ce que l’on appelle “le monde d’en-bas”. Entendons par “le monde d’en-bas” le monde de la chute, ce monde déformé dans lequel nous évoluons et à propos duquel divers enseignements nouveaux nous apportent des précisions tout à fait étonnantes. C’est d’ailleurs une des grandes thématiques de certaines traditions spirituelles que d’essayer d’expliquer le monde dans lequel nous sommes et sa divergence avec le monde prévu au départ, le monde archétypal, le monde originel.
La religion de son côté non contente de faire peur aux hommes quant à leur destinée futur éternelle s’est servit de cette croyance à un monde parfait originel duquel nous aurions chuté.
Pour se libérer de cette croyance culpabilisante, il faut puiser dans les écrits de Mary Baker Eddy (“Science et Santé avec la Clef des Ecritures” Mary Baker Eddy) véritable clé de compréhension et antidote spirituel pour ceux qui sont pris au piège de la religiosité mensongère.
Se jouant du concept de la « chute », elle réussit à prendre le « serpent » à son propre piège si bien qu’il finisse par se « mordre la queue » pour se fondre dans le néant, prenant la religion à son propre piège…

Que dit elle ?

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« L’erreur est la prétendue intelligence de l’entendement mortel. Tout ce qui indique la chute de l’homme ou l’opposé de Dieu, ou l’absence de Dieu, est le rêve adamique, qui n’est ni Entendement ni homme, car ce rêve n’est pas engendré par le Père. La règle d inversion déduit de l’erreur son opposé, la Vérité »

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« Dans les anciennes images de la Bible on voit un serpent enroulé autour de l’arbre de la connaissance et parlant à Adam et à Ève. Cela représente le serpent recommandant à nos premiers parents la connaissance du bien et du mal, connaissance provenant de la matière, ou le mal, et non de l’Esprit.
cette représentation est encore graphiquement exacte, car la conception générale de l’homme mortel […] est un produit de la connaissance humaine ou sensualité, un simple rejeton du sens matériel. »

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« On croit que les mortels sont sur cette terre sans leur consentement et qu’ils en sont enlevés tout aussi involontairement, sans savoir pourquoi ni quand. De même que les enfants effrayés cherchent partout le fantôme imaginaire, ainsi l’humanité malade voit le danger de tous côtés et recherche le soulagement de toutes les façons, sauf la bonne. Les ténèbres causent la peur. Esclave de ses croyances, l’adulte, pas plus qu’un enfant, ne comprend son être réel;et il faut faire sortir l’adulte de ses ténèbres avant qu’il puisse se débarrasser des souffrances illusoires qui envahissent le crépuscule. »

(“Science et Santé avec la Clef des Ecritures” Mary Baker Eddy)

La peur caractérise l’homme qui a “chuté”, l’homme ancien victime de son rêve illusoire, parce qu’elle est liée aux conditions d’existence de ce “monde d’en-bas”. Mais vous ne serez donc pas étonnés d’apprendre que la peur touche presque universellement tous les êtres vivants et leurs collectivités. C’est un élément sur lequel nous aurons l’occasion de revenir dans cette étude.

LES GRANDES CLÉS POUR SE LIBERER DE LA PEUR

L’ESTIME DE SOIS
Lorsqu’on est confronté à la peur à un niveau beaucoup plus immédiat, sans en faire une grande réflexion métaphysique et sans nécessairement commencer à faire un travail en profondeur – qui reste quand même le but ultime -, il est intéressant de savoir aussi que les peurs sont très liées à une problématique qui peut se résumer de la manière suivante : Je ne serais pas en mesure d’assumer.

En effet, derrière la peur, il y a toujours une problématique d’estime et de confiance en soi. Lorsqu’on analyse le phénomène de la peur jusqu’à ses racines, on découvre que, finalement, la véritable peur, c’est quand on n’arrive pas à faire face à quelque chose. Quelle que soit la forme de la peur, quand on remonte de forme en forme, de cause en cause, il est vrai qu’on en arrive toujours à cet ultime retranchement de la peur qui nous fait dire : “je ne sais pas si je pourrais assumer. Je crains de ne pas pouvoir assumer telle situation, telle expérience qui se présente.”

On sait donc que, hormis ce premier point que nous allons travailler sérieusement dans cette étude – à savoir que la peur est liée à un état de rupture, de séparation avec la source, avec l’autre , avec soi-même -, on aura aussi à travailler sur ce problème de l’estime de soi. On aura donc à travailler sur un problème (qui n’est d’ailleurs pas indépendant du premier) de confiance en soi et, pour réduire considérablement l’impact de la peur, on devra parvenir à pouvoir affirmer cette grande clé : Tout peut m’arriver, je saurais faire face !

C’est la phrase-clé ! Si vous ne retenez que cela pour aujourd’hui, ce sera déjà un grand pas accompli. C’est la clé qui concerne la cause profonde de la peur, à savoir cette méfiance et ce manque d’estime par rapport à soi-même qui nous amène à douter de notre capacité à assumer les situations auxquelles nous serons confrontés.

Il va de soi que cette capacité de pouvoir faire face ne peut provenir que de l’intérieur de soi-même. C’est pourquoi je tacherai d’expliquer une démarche qui consiste à reprendre contact avec notre dimension intérieure. Beaucoup d’auteurs, mêmes certains qui n’oeuvrent pas sur le terrain de la spiritualité, lorsqu’ils parlent de la peur, débouchent toujours sur quelque chose qui ressemble à cette spiritualité dans le sens où cela nécessite de puiser dans nos réalités et forces intérieures, ceci afin de pouvoir faire face de manière efficace et précise.

En effet, dans la mesure où vous avez vraiment conscience qu’il y a en vous une force qui est présente et illimitée, vous pouvez toujours faire face, non pas en étant seul(e), non pas en ne comptant que sur votre valeur propre (ce qui est déjà énorme), mais parce que vous savez aussi vous relier à quelque chose de plus grand que vous.

Tous les grands sages nous invitent toujours à lutter contre la peur de l’intérieur vers l’extérieur. St Augustin disait plus précisément : “De l’extérieur vers l’intérieur, et de l’intérieur vers le supérieur.” Effectivement, gardons à l’esprit qu’à l’intérieur, il y a un espace qui nous relie à une instance supérieure à notre conscience et à laquelle nous devons savoir nous rattacher si nous voulons pouvoir traverser les épreuves de la vie de façon correcte et harmonieuse. Donc, ce mouvement de l’extérieur vers l’intérieur et de l’intérieur vers le supérieur est aussi une grande clé pour transcender la peur et c’est pourquoi nous reviendrons aussi sur cet aspect. LE LANGAGE

Pour un peu mieux comprendre comment il est possible de se libérer de ses peurs, il y a aussi tout un travail à faire au niveau de notre vocabulaire. Les Anciens nous disent que ce qui souille l’homme n’est pas ce qui entre en lui mais ce qui en sort. En effet, la parole a un pouvoir de se matérialiser et c’est pourquoi le choix des mots a une très grande importance.

Lorsqu’on veut vraiment faire un travail sur soi qui puisse nous permettre de retrouver cette estime de soi, de retrouver cette possibilité que l’on a de passer de l’extérieur à l’intérieur et de l’intérieur au supérieur, c’est-à-dire de se relier à soi-même et à la Source -, eh bien, il faut savoir que le vocabulaire est très important çà ce niveau !

Le Dr. Suzanne Geffers, dans ses ouvrages, nous dit que pour lutter contre nos peurs et pour les transcender, il y a tout un vocabulaire à transformer quotidiennement, dans l’expérience de tous les jours, parce que ce que l’on pense et ce que l’on dit conditionne notre vie quotidienne avec un impact beaucoup plus important que ce que l’on s’imagine.”
Je vous invite donc à faire un travail qui consistera, pour les jours qui viennent, à porter une attention très particulière à votre langage. Vous allez devoir, quotidiennement, faire attention à la façon dont vous pensez les choses et à la façon dont vous les formulez. Vous allez faire ce travail sur des points précis définis. Ainsi, vous pourrez vérifier par vous-même s’il n’y a pas quelque chose de libérateur par rapport au problème de la peur. Je suis convaincu que si vous faites sérieusement ce travail de transformation de votre langage et de votre façon de penser les choses, il y aura une transformation importante par rapport à votre propre problématique au niveau de la peur.
Voyons les éléments les plus intéressants :
Les choses à ne pas dire et les choses à dire.

Ce qu’il ne faut pas dire, c’est “Je ne peux pas”. Lorsque vous vous retrouvez dans une situation où vous avez envie de dire “Je ne peux pas”, dites plutôt “je ne veux pas”. Tachez de voir ce que cela implique de passer de l’une à l’autre de ces deux affirmations. Vous verrez le changement au niveau de la façon de penser et au niveau de la façon de les dire (puisque c’est là que vous matérialisez concrètement votre pensée).

Il a été largement démontré que le langage est un pouvoir puissant. Par exemple, lorsqu’un juge dit, à l’issu d’un procès, que vous êtes coupable, c’est juste un mot qu’il prononce et pourtant ca fait toute la différence, n’est-ce pas ? Idem pour le jour du mariage lorsque vous dites : “Oui, je le veux”, ce ne sont que quatre mots mais vous voyez l’impact considérable que ceux-ci peuvent avoir sur votre vie ?
Etant pleinement conscient que la parole est créatrice, si vous dites “Je ne peux pas”, il y a toute une dynamique intérieure qui se met en place par le fait que, d’une part, pour le dire vous l’avez pensé, et d’autre part, qu’en le disant vous le matérialisez. Cela crée en vous un esprit d’impuissance face à une situation. Alors que si vous dites “Je ne veux pas”, d’abord c’est beaucoup plus conforme à la réalité, et cela donne une dimension totalement différente dans votre rapport avec la chose en question.

Donc, travaillez déjà là-dessus : Ne dites plus : “Je ne peux pas”, mais dites “Je ne veux pas”.

Voici une petite liste sur laquelle vous pouvez aussi travailler :

– Il ne faut pas dire : “Je devrais” mais “Je pourrais”. Là encore, saisissez bien toute la nuance.

– Il ne faut pas dire : “Ce n’est pas de ma faute” mais “Je suis pleinement responsable” ; ici, c’est même très important car on a tous cette tendance à dire “C’est pas de ma faute !”, cette manie de toujours se déresponsabiliser. Donc, si vous vous entendez le dire, vous vous reprenez tout de suite et vous dites “Je suis pleinement responsable”. Et si vous entendez quelqu’un dire “C’est pas de ma faute”, vous lui répondez “Tu es pleinement responsable !” Cultivez toujours (avec amour et humour) ce sens de la responsabilité !

– Il ne faut pas dire : “C’est un problème” mais plutôt : “C’est une chance”.

– Il ne faut pas dire “Que vais-je faire ?”, mais il faut dire “Je vais assumer”.
Il ne faut pas dire “C’est affreux” , mais il faut dire “C’est une belle leçon”.
Il ne faut pas dire “Je ne suis pas satisfait”, mais il faut dire “J’ai envie d’apprendre”.

– Un petit dernier : Il ne faut pas dire “La vie est un combat”, Il faut dire “La vie est une aventure”.

DIRE OUI A LA VIE !
Comme nous l’avons vu depuis le début, cette transformation positive de notre pensée et de notre langage est une autre façon de comprendre qu’il est important de dire Oui à la Vie ! Si nous voulons lutter contre la peur ou si nous voulons transcender en nous ses mécanismes, l’un des éléments fondamentaux est d’apprendre à dire oui à la Vie, oui à la Joie, mais aussi de dire oui à la peine, oui aux événements qui se présentent, quels qu’ils soient. C’est ici, en fait, l’idée de vivre au présent en dehors de toute attitude qui serait conflictuelle par rapport à la Vie.

Cela ne veut pas dire que l’on ne peut pas nourrir des idéaux, des projets, mais dans le contexte de la vie quotidienne, il est très important, ne serait-ce que pour transcender cela par la suite, de d’abord dire oui aux choses telles qu’elles se présentent. J’ai déjà dit que lutter contre la peur, c’est intégrer les grands principes de toutes les démarches initiatiques, et vous avez ici, justement, un de ces grands principes à comprendre : être capable de dire oui aux choses de la Vie et, quelles que soient ces choses, on peut “Faire”.

Nous avons vu auparavant qu’il ne faut pas dire “Je ne suis pas en mesure d’assumer”, mais plutôt : “Quoi qu’il se passe, je vais assumer”. Si vous étiez capables de travailler cela quotidiennement; de vous imprégner profondément de cette phrase, de cette façon de voir les choses, vous découvririez que, finalement, même si la vie ne vous donne pas ce que vous auriez souhaité, vous pouvez toujours faire quelque chose.

Si vous avez souhaité avoir de l’or et que la vie vous apporte de l’argile, vous pouvez très bien faire une belle poterie, vous pouvez peut-être même faire une pièce de céramique exceptionnelle, d’un esthétisme fou. Si on vous donne de l’argent, vous ferez un bijou en argent, si on vous donne du bois, vous ferez une sculpture en bois. Comprenez bien qu’avec l’un ou l’autre de ces éléments, vous pouvez toujours réaliser votre projet de sculpture.

Tout ceci pour bien vous montrer que, dans ce “Oui à la Vie”, nous ne sommes plus en rupture avec ce qu’elle nous offre ; quoiqu’il nous soit offert, nous pouvons en faire quelque chose.

Prenons par exemple deux hommes à qui on va demander de préparer un repas végétarien. On les met chacun dans une pièce séparée et on leur donne à chacun un certain nombre d’éléments (légumes, fruits, etc…) et ils doivent se débrouiller avec ce qu’ils ont sous la main.

Le pemier homme est un cuisinier de métier et,comme il est habitué à avoir tout ce dont il désire, là, il commence à se dire qu’il lui manque certains produits et tout cela commence à l’ennuyer, alors il doute, panique… et finalement, sa conclusion est de se dire : “Non, je ne peux pas assumer cela.”. Résultat : il ne réalise aucun plat.

De l’autre côté, le deuxième homme n’est qu’un cuisinier amateur, mais, ne sous-estimant pas ses propres valeurs, il va réussir un plat merveilleux et attrayant. Pourquoi ? Parce qu’il est du genre à se dire : “Quoiqu’il advienne, je vais assumer. J’ai un peu de légumes, un peu de fruits et de fromage de chèvre, un peu d’huile d’olive… Eh bien je vais faire avec !” C’est là une attitude qui permet d’enlever une peur énorme, parce que si, comme le premier homme, nous assujetissons notre succès à des conditions extérieures – à savoir, selon l’exemple vu ci-dessus, pouvoir obtenir tous les aliments que nous souhaitons pour préparer ce repas – vraiment, il y a de quoi avoir peur parce qu’on semble alors ignorer que la vie ne nous donne pas toujours ce que l’on veut.

Eh oui, quand on se sent toujours dépendant des conditions extérieures, on est condamné à avoir peur. Mais du moment où l’on sait que, quelles que soient les circonstances extérieures qui arrivent, on pourra faire quelque chose, on sera alors en mesure d’assumer au moment opportun. On le pourra parce qu’on aura su dire oui à la vie ! A ce moment là, la peur a beaucoup moins d’emprise sur soi.

LA PEUR POSITIVE

Depuis le début de cette analyse, j’ai beaucoup parlé de la peur sous sa forme négative et sous sa forme pathologique, mais ce n’est pas pour autant qu’il faut négliger la peur dans sa dimension positive.

Dans une série de messages publiés sur ce forum, , j’ai présenté une étude sur la culpabilité et j’ai déjà expliqué qu’il y a une culpabilité négative et une culpabilité positive. Il est vrai que lorsqu’on veut analyser une problématique, il est toujours nécessaire de voir les deux aspects de la chose, et c’est le cas ici avec la peur. Celle-ci n’est pas toujours négative : elle est négative lorsqu’elle devient pathologique et excessive -, mais il y a aussi un aspect positif de la peur, et cela peut se résumer ainsi :

La peur est un capteur d’attention. La peur est une disposition qui, en l’homme, en considérant le monde dans lequel il vit, peut être tout à fait bénéfique. La peur a son utilité, un peu comme la douleur physique. La majorité des gens, lorsqu’ils souffrent d’une maladie physique, souhaitent voir la douleur disparaître au plus vite, même s’il faut pour cela simplement couvrir le symptôme. Ici, on entre dans le monde de l’aspirine!… qui, précisons-le, n’était pas non plus prévue au départ dans les plans de la Création. Dieu a créé l’homme mais pas l’aspirine ! L’homme a inventé l’aspirine parce qu’il n’a pas compris que la douleur est aussi un capteur d’attention. En effet, la douleur nous fait prendre conscience qu’il y a quelque chose en nous à transformer, qu’il y a dans notre attitude un danger pour notre intégrité. C’est pourquoi le fait de nier la douleur, c’est nier un outil considérable qui permet à notre attention d’être attirée vers des choses à transformer.

La peur, c’est un peu la même chose. Elle nous permet de voir ou de percevoir un danger, elle nous permet d’avoir une attitude prudente, elle fait en sorte que notre attention soit bien éveillée par rapport à certains dangers auxquels nous pourrions être confrontés. Vous voyez bien qu’à ce moment-là, la peur devient tout à fait un élément intéressant parce qu’elle nous permet aussi d’amorcer une transformation.

C’est pourquoi si vous avez peur face à une situation, avant de penser que vous souffrez d’une pathologie et que c’est un aspect négatif qui risque de vous paralyser dans votre croissance et votre développement, posez-vous d’abord la question : Est-ce que cette peur est justifiée ? Est-ce que cette peur ne vous amène pas finalement à prendre conscience de certains dangers qui sont en face de vous ?
Evidemment, à ce moment-là, la peur doit être justifiée, elle doit être une réaction adaptée à une situation précise, ce qui n’est malheureusement pas toujours le cas, généralement, lorsqu’on regarde la peur comme ce phénomène omniprésent de l’humanité dont je parlais au début de cette analyse. En effet, je disais que la peur est présente partout dans les collectivités et les sociétés, et cela existe à toutes les époques. Pensez à toutes ces grandes peurs collectives, la peur de l’An 1000, la peur de la peste, la peur du sida, la peur de l’An 2000 (qui, en passant, nous a bien fait rire !), la peur des attentats terroristes, la peur qui jaillit des conflits localisés partout où des populations entières sont entraînées dans la peur (cela étant en grande partie voulu et contrôlé par l’ordre mondial ).

A ce niveau, il est clair que la peur devient une chose dangereuse, parce qu’il y a une fabrication de la peur (les grands médias à la botte de l’ordre mondial se chargent de la diffuser), une peur que l’on subit par contagion ou par grégarisme, mais cette fabrication n’est pas artificielle. Pourquoi les médias entretiennent ils la peur ? C’est parce qu’ils ont bien compris que la peur est quelque chose de naturel qui suscite de l’intérêt en l’homme.

La peur est donc une arme à deux tranchants. Il y a ceux qui s’en servent pour manipuler : “Si tu ne fais pas cela, tu vas voir ce qu’il va t’arriver !”. Bien entendu, là c’est un peu grossier mais on sait bien que c’est beaucoup plus subtil et qu’on peut très bien entretenir la peur avec des principes moraux, etc… Les despotes et les tyrans utilisent ce moyen-là depuis toujours, mais, tout naturellement, ils finissent eux-mêmes par subir les affres de la peur. Entourés d’obéissances et de servilités, les dictateurs ont toujours eu de longues nuits d’angoisse terrifiantes, dans le passé comme aujourd’hui. C’est normal car cette arme, quand on l’emploie pour manipuler, c’est qu’on lui reconnais vraiment un pouvoir et, dans ce cas, cette arme agit aussi sur celui qui l’utilise. C’est dans ce sens qu’on peut dire que la peur est une arme à deux tranchants.

Vous me demanderez sans doute : “Quand même, pourquoi tant d’entretien de la peur dans les médias ?” Eh bien, pour une raison toute simple : ça fait grimper l’audimat ! On peut pointer du doigt les grands médias autant qu’on voudra, mais s’ils véhiculent tant la peur, c’est d’abord parce que les gens aiment ça ! C’est malheureux à dire mais c’est ainsi. Il y en a même beaucoup qui payent pour avoir peur. Voir le nombre d’attractions dans les parcs de loisirs et dans le sport dont le leitmotiv principal est la peur (les maisons hantées, les montagnes russes, le saut à l’élastique, etc…).

Si la plupart des gens aiment tant la peur, c’est parce que c’est une chose à laquelle nous sommes extrêmement sensibles. Savez-vous que le cerveau est beaucoup plus sensible à la peur qu’au plaisir ? Ceci parce qu’il est structuré, depuis le départ, de telle sorte qu’il veut d’abord assurer la survie de l’individu. C’est pourquoi, comme je le disais plus haut, la peur, à priori, n’est pas quelque chose de mauvais si l’on considère le monde dans lequel nous sommes, parce qu’en premier lieu, ça attire notre attention sur un danger, et notre cerveau est tout à fait de cet avis-là.

Il faut bien comprendre que pendant des milliers d’années, le cerveau s’est spécialisé pour être sensible à la peur afin de pouvoir identifier les dangers. C’est sa grande spécialité ! Si nous pouvions un instant revenir dans les toutes les périodes du passé, nous nous rendrions compte qu’il était extrêmement important pour l’homme d’être attentif à tout ce qui pouvait présenter une menace de mort physique. Je vous laisse méditer sur la nuance entre ce que nous pouvions vivre dans la préhistoire et ce ce que nous vivons aujourd’hui.

LA PEUR « POSITIVE »

Depuis le début de cette analyse, j’ai beaucoup parlé de la peur sous sa forme négative et sous sa forme pathologique, mais ce n’est pas pour autant qu’il faut négliger la peur dans sa dimension positive.

La peur est un capteur d’attention. La peur est une disposition qui, en l’homme, en considérant le monde dans lequel il vit, peut être tout à fait bénéfique. La peur a son utilité, un peu comme la douleur physique. La majorité des gens, lorsqu’ils souffrent d’une maladie physique, souhaitent voir la douleur disparaître au plus vite, même s’il faut pour cela simplement couvrir le symptôme. Ici, on entre dans le monde de l’aspirine!… qui, précisons-le, n’était pas non plus prévue au départ dans les plans de la Création. Dieu a créé l’homme mais pas l’aspirine ! L’homme a inventé l’aspirine parce qu’il n’a pas compris que la douleur est aussi un capteur d’attention. En effet, la douleur nous fait prendre conscience qu’il y a quelque chose en nous à transformer, qu’il y a dans notre attitude un danger pour notre intégrité. C’est pourquoi le fait de nier la douleur, c’est nier un outil considérable qui permet à notre attention d’être attirée vers des choses à transformer.

La peur, c’est un peu la même chose. Elle nous permet de voir ou de percevoir un danger, elle nous permet d’avoir une attitude prudente, elle fait en sorte que notre attention soit bien éveillée par rapport à certains dangers auxquels nous pourrions être confrontés. Vous voyez bien qu’à ce moment-là, la peur devient tout à fait un élément intéressant parce qu’elle nous permet aussi d’amorcer une transformation.

C’est pourquoi si vous avez peur face à une situation, avant de penser que vous souffrez d’une pathologie et que c’est un aspect négatif qui risque de vous paralyser dans votre croissance et votre développement, posez-vous d’abord la question : Est-ce que cette peur est justifiée ? Est-ce que cette peur ne vous amène pas finalement à prendre conscience de certains dangers qui sont en face de vous ?
Evidemment, à ce moment-là, la peur doit être justifiée, elle doit être une réaction adaptée à une situation précise, ce qui n’est malheureusement pas toujours le cas, généralement, lorsqu’on regarde la peur comme ce phénomène omniprésent de l’humanité dont je parlais au début de cette analyse. En effet, je disais que la peur est présente partout dans les collectivités et les sociétés, et cela existe à toutes les époques. Pensez à toutes ces grandes peurs collectives, la peur de l’An 1000, la peur de la peste, la peur du sida, la peur de l’An 2000 (qui, en passant, nous a bien fait rire !), la peur des attentats terroristes, la peur qui jaillit des conflits localisés partout où des populations entières sont entraînées dans la peur (cela étant en grande partie voulu et contrôlé par l’ordre mondial ).

A ce niveau, il est clair que la peur devient une chose dangereuse, parce qu’il y a une fabrication de la peur (les grands médias à la botte de l’ordre mondial se chargent de la diffuser), une peur que l’on subit par contagion ou par grégarisme, mais cette fabrication n’est pas artificielle. Pourquoi les médias entretiennent ils la peur ? C’est parce qu’ils ont bien compris que la peur est quelque chose de naturel qui suscite de l’intérêt en l’homme.

La peur est donc une arme à deux tranchants. Il y a ceux qui s’en servent pour manipuler : “Si tu ne fais pas cela, tu vas voir ce qu’il va t’arriver !”. Bien entendu, là c’est un peu grossier mais on sait bien que c’est beaucoup plus subtil et qu’on peut très bien entretenir la peur avec des principes moraux, etc… Les despotes et les tyrans utilisent ce moyen-là depuis toujours, mais, tout naturellement, ils finissent eux-mêmes par subir les affres de la peur. Entourés d’obéissances et de servilités, les dictateurs ont toujours eu de longues nuits d’angoisse terrifiantes, dans le passé comme aujourd’hui. C’est normal car cette arme, quand on l’emploie pour manipuler, c’est qu’on lui reconnais vraiment un pouvoir et, dans ce cas, cette arme agit aussi sur celui qui l’utilise. C’est dans ce sens qu’on peut dire que la peur est une arme à deux tranchants.

Vous me demanderez sans doute : “Quand même, pourquoi tant d’entretien de la peur dans les médias ?” Eh bien, pour une raison toute simple : ça fait grimper l’audimat ! On peut pointer du doigt les grands médias autant qu’on voudra, mais s’ils véhiculent tant la peur, c’est d’abord parce que les gens aiment ça ! C’est malheureux à dire mais c’est ainsi. Il y en a même beaucoup qui payent pour avoir peur. Voir le nombre d’attractions dans les parc de loisirs et dans le sport dont le leitmotiv principal est la peur (les maisons hantées, les montagnes russes, le saut à l’élastique, etc…).

Si la plupart des gens aiment tant la peur, c’est parce que c’est une chose à laquelle nous sommes extrêmement sensibles. Savez-vous que le cerveau est beaucoup plus sensible à la peur qu’au plaisir ? Ceci parce qu’il est structuré, depuis le départ, de telle sorte qu’il veut d’abord assurer la survie de l’individu. C’est pourquoi, comme je le disais plus haut, la peur, à priori, n’est pas quelque chose de mauvais si l’on considère le monde dans lequel nous sommes, parce qu’en premier lieu, ça attire notre attention sur un danger, et notre cerveau est tout à fait de cet avis-là.

Il faut bien comprendre que pendant des milliers d’années, le cerveau s’est spécialisé pour être sensible à la peur afin de pouvoir identifier les dangers. C’est sa grande spécialité ! Si nous pouvions un instant revenir dans les toutes les périodes du passé, nous nous rendrions compte qu’il était extrêmement important pour l’homme d’être attentif à tout ce qui pouvait présenter une menace de mort physique. Je vous laisse méditer sur la nuance entre ce que nous pouvions vivre dans la préhistoire et ce ce que nous vivons aujourd’hui.

SE CONNECTER A PLUS GRAND QUE SOIT

1. Etre connecté a la Famille :
Les valeurs familiales, hélas, ont été beaucoup bousculées ces dernières années à un point où l’on oublie parfois l’importance des liens familiaux. C’est pourtant là où nous commençons à exister, à manger ensemble, à parler ensemble, à jouer ensemble, et c’est pourquoi la famille est toujours quelque chose de plus grand que soi. La famille, quelque part, est la source de ce que nous sommes, non seulement parce que nos parents nous ont donné naissance, mais aussi parce que c’est notre premier contexte d’éducation, de croissance et de développement, c’est nos premières fondations.

Donc, le premier moyen de combattre efficacement la peur, c’est de se savoir relié à plus grand que soi, à commencer par la famille. En effet, quand vous pensez que vous ne pouvez compter que sur vos propres forces, que vous vous sentez alors coupé de tout autre source, et que vous vous trouvez soudainement confronté à un événement perilleux, il est vrai que là, il y a de quoi entretenir une peur. Mais si vous vous savez relié à plus grand que vous, si vous savez qu’il y a un “au-delà” de ce que vous êtes sur lequel vous pouvez compter, tout de suite, il y a une grande partie de cette peur qui est dissipée.

C’est pourquoi il faut essayer d’éduquer notre conscience à se sentir reliée. Déjà en entretenant des rapports avec des structures qui sont plus grandes que nous, et la première est donc bien la famille. Bien entendu, ce concept de la Famille peut s’étendre à l’échelle universelle (notre Famille universelle).

– 2. Etre connecté à son Histoire :
C’est aussi une démarche essentielle pour vaincre la peur : se réconcilier avec notre histoire, savoir que l’histoire nous a apporté tout un ensemble d’éléments avec lesquels nous pouvons travailler aujourd’hui.

On peut voir la chose ainsi : “Je ne suis pas dépendant de mon histoire dans la mesure où je ne suis pas lié au passé d’une façon radicale, comme si je devais assumer ce passé à travers un principe de causalité irrémédiable. Mais, peu importe mon passé, tout cela est ce sur quoi je peux compter aujourd’hui, c’est une force.”

Donc, apprendre à se relier à notre histoire, c’est quelque chose de merveilleux. Malheureusement, on enseigne rarement cela de nos jours. L’Histoire qu’on nous enseigne dans les écoles, c’est l’histoire des guerres et des conquêtes et, surtout, le nom des généraux, les dates des batailles, le nombre des pertes, etc…Bref, que des choses qu’on a plutôt envie d’oublier alors que l’Histoire doit plutôt nous permettre de comprendre ce que nous sommes, d’où nous venons et, surtout, de nous sentir reliés à quelque chose de plus grand que nous.

L’Histoire nous permet aussi de nous inscrire dans une continuité, elle nous permet de savoir que notre vie a une importance, parce qu’il y a toute une succession qui va du passé vers l’avenir…mais qu’en même temps, elle est bien relative.

Ne vous est-il jamais arrivé d’être dans un endroit et de vous imaginer ce que pouvaient faire d’autres personnes qui sont venus ou ont vécu en ce même endroit, 100, 1000 ou 2000 ans en arrière ?
Si cela vous est déjà arrivé, vous comprenez alors combien il est intéressant de se positionner dans l’histoire. Déjà, l’histoire de l’endroit en question relativise complètement vos problèmes car vous pouvez vous dire : “Je suis là dans cet endroit avec mes problèmes et je les rumine, et les gens qui sont venus au même endroit dans le passé ont sûrement fait comme moi et aujourd’hui, ils ne sont morts depuis longtemps… et dans 100 ans, quelqu’un viendra.peut-être en ce même lieu et se posera la même question : “Qu’est-ce que pouvais bien faire ceux qui sont venus ici il y a 100 ans ?”

Voyez-vous combien l’Histoire peut, d’une part, nous relativiser et d’autre part, nous positionner dans une continuité ?
Voyez-vous combien elle peut nous relier à quelque chose de plus grand que soi ?

– 3 – Etre connecté au plan social
Entretenir les liens avec les voisins, les amis, les copains de travail, tout cela est également très important parce que, encore une fois, ça nous relie à plus grand que soi. Cela nous permet de “sortir de soi-même”, de ne pas reste enfermé sur notre propre réalité : “Si j’ai un problème, il y a des amis, des collègues, des voisins sur qui je pourrais compter parce que je suis connecté”.

Il est vrai que lorsque vous êtes isolé et que vous n’avez personne autour, vous êtes beaucoup plus enfermé sur votre propre réalité et, donc, beaucoup plus craintif par rapport à une menace éventuelle – et c’est bien pour cela qu’on a tant construit de villages dans les campagnes françaises ! Et oui, les hommes se rassemblent parce que la sensation (et la réalité) d’être connectés redonne confiance car on sait que si l’agresseur arrive, on sera ensemble pour lutter. Cela est déjà vrai physiquement.

Par contre, ce qu’on oublie souvent, c’est que cela est aussi vrai psychologiquement , et que si nous nous sentons connecté à nos voisins et nos amis, ce sentiment d’être connectés au niveau psychologique nous donne de l’assurance, une force qui nous permet d’affronter les éventuelles agressions d’une façon beaucoup plus calme et posée, et avec beaucoup moins d’inquiétude et de peur.

– 4 – Etre connecté à l’information :
Le domaine de l’information, nous dit-on, est un domaine très important où l’on doit également se sentir “branché”, connecté. Cela est vrai parce que le domaine de l’information est aussi, avant tout, une chose qui est plus grand que soi. Par la lecture, par l’informatique, par Internet, etc…, nous nous relions chaque jour à plus grand que soi et, encore une fois, ça nous donne, inconsciemment, la sensation de ne pas être seul, on a l’impression d’être relié à d’autres choses, et, en conséquence, ça nous permet de limiter considérablement nos peurs.

– 5 – Etre connecté aux institutions :
Les écoles, les lieux de travail, les clubs sociaux, les organisations philosophiques, les associations spirituelles et écologiques… Il y a, à notre époque, plein de remises en question par rapport aux institutions qui rendent plus difficile la sensation d’être connecté. Mais on peut se relier aux institutions qui représentent réellement quelque chose de plus grand que soi et qui nous apporte ce même sentiment d’assurance.

– 6 – Etre connecté au Transcendant (à quelque chose qui dépasse notre entendement si vous préférez) :
Autrement dit, cela signifie qu’il est important d’avoir une expérience spirituelle, c’est-à-dire une expérience par laquelle on se sent connecté à quelque chose de transcendant…

Déjà, on a vu que la famille, la plan social, l’histoire, l’information et les institutions sont des choses plus grandes que soi. Mais tout cela ne suffit pas pour vaincre totalement la peur, parce que là, on reste au niveau de l’affaire de ce monde limité. C’est pourquoi il faut aussi inclure, dans tout ce travail de libération de la peur, une sixième connexion à quelque chose qui est au-delà de ce monde, donc quelque chose que nous ne pouvons pas appréhender intellectuellement ou mentalement et qui est de l’ordre du transcendant.

C’est le moins facile à réaliser. Pourquoi ? Parce que, tout comme certains scientifiques vous diront : “nous ne pouvons pas tenir un discours mystique ou qui ne soit pas scientifique”, il y a aussi certains mouvement philosophiques qui vont vous dire : “Tu ne comprend pas cela ? C’est parce que tu n’as pas encore les outils, mais plus tard tu comprendras !”…
Quelle horreur !

Je préfére vous dire ceci : nous devons nous sentir relié à quelque chose qui transcende notre raison, non pas momentanément parce que nous n’avons pas fini de développer nos outils conceptuels, mais définitivement.

Cependant, se sentir connecté à quelque chose de transcendant est une grande clé ! Cette transcendance prendra pour chacun de vous différentes formes mais laissez toujours une place au mystère, laissez une place à quelque chose qui vous dépasse à un tel point que, finalement, vous pourrez peut-être y puiser une force qui vous dépasse.

Source : un texte de Regis d’Essania (relu et adapté pour Neotrouve.com par Néo Trouvetout)

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4 Responses to “Connaitre la peur et s’en libérer”

  1. 1
    isa Says:

    excellent!

  2. 2
    Pierre Says:

    Oui, je comprends votre discours. Comme vous le dites “la peur est reliée à un sentiment de rupture et d’isolation” (vous avez écrit “isolation”, un mélange entre isolement et désolation?). Je ressens ça. Mais si je comprends votre discours, j’ai bien du mal parfois à l’accepter.

    Je me sens partagé face à cette peur entre deux attitudes. La première serait de faire le travail de l’escargot : un travail sur soi, rester relié aux autres (famille, amis, infos), se re-lier à soi-même… La seconde de faire celui du lièvre qui détalle : fuir cette peur, engendrer la rupture, partir pour trouver un nouveau souffle.

    J’ai plutôt opté pour la première attitude. Je dois dire qu’elle me cause bien des soucis et beaucoup d’interrogations. Je ne suis pas sûr d’être en mesure de “faire face” à ma peur, cela m’angoisse plus qu’autre chose. J’ai des doutes sur ma capacité à me relier à mon histoire, et des interrogations sur tous les discours qui incitent à le faire…

    Pierre

  3. 3
    GenOminD Says:

    Cet article est LA référence de ce site. Tout y est dit, elle peut résoudre à elle seule tout les problèmes de ce monde !

  4. 4
    Torgal29 Says:

    La peur La peur est un élément naturel qui fait partie de la vie de l’être humain. À l’état primitif, l’homme avait besoin de la peur pour sa survie. Il devait affronter continuellement des dangers de toutes sortes. Devant des situations difficiles et périlleuses, il n’avait que deux alternatives : la fuite ou le combat, sinon il était perdu. Il est bien connu que la peur atrophie le système de défense, paralyse l’action et neutralise l’individu dans sa liberté de pensée.Au moyen âge, la royauté et le clergé savaient très bien utiliser la peur pour contrôler les masses. La violence physique et morale était chose courante, mais c’est surtout l’imagination maléfique qui fut pour beaucoup dans l’image des supplices qui attendaient les personnes à la fin de leur vie. La peur de la damnation éternelle fut depuis cette époque enregistrée profondément dans la mémoire collective de l’humanité.Ce sont les personnes du troisième âge qui actuellement sont les plus marquées parla peur. La philosophie occidentale du vingtième siècle qui fut centrée sur le matérialisme, l’accumulation de richesses, le pouvoir et le bien-être du corps humain au détriment d’une spiritualité adéquate a eu pour effet d’alimenter la peur de vivre et en particulier, la peur de la mort. La peur peut être causée par un manque de confiance ensoi, un manque de courage à affronter les événements naturels de la vie, un manque deconnaissance ou un manque d’amour. Elle découle aussi de la résistance que nousmettons à changer devant une situation difficile et par le fait même, la peur étouffel’expression de soi et nous garde dans l’ignorance. Il est dit que la peur est la source debeaucoup de maladies. La peur neutralise le système de défense du corps et agit commeun aimant, elle attire tous les malheurs vers la personne qui se laisse prendre dans sonchamp magnétique.La peur que nous avons héritée du passé est la cause réelle de la peur de la mort qui nous envahit aujourd’hui. La peur de la mort est en relation directe avec l’ego qui ne veut pas mourir, qui veut vivre « éternellement » avec son corps tout comme le monde matériel qu’il a créé autour de lui. Si, durant toute notre vie, nous avons été aux prises avec des émotions refoulées, des anxiétés non exprimées et la peur de l’anéantissement,nous trouverons sûrement pénible la période de notre fin de vie.La peur de la mort, chez la personne anxieuse, ne peut que difficilement être réduite à cause du manque de préparation au cours de sa vie active. La préparation efficace à la transition demande une implication de notre part. Idéalement, elle doit faire partie de notre mode de vie. Tout au long de notre existence nous devons prendre conscience que la mort n’est pas une fin, mais un passage à une autre dimension de la vie. La vie continue sous une forme semblable à celle connue sur terre et en compagnie de personnes que nous aimons. Nous faisons simplement traverser de l’autre côté du chemin, rien de plus, rien de moins.Au moment de la transition, les bonnes paroles sécurisantes que nous entendons pour réduire les peurs resteront vaines si nous n’avons pas la capacité de faire face à la situation. Nous devrons d’abord être capables d’admettre la peur de la mort etreconnaître qu’elle nous paralyse. De là, nous serons en mesure de pouvoir en parler et d’exprimer nos sentiments à son égard. Le fait de nous exprimer nous libérera de la tension que cette peur peut nous causer. Il est possible qu’elle demeure présente en nous jusqu’au dernier instant. Au lieu de travailler contre elle, nous nous en faisons une alliée pour mieux l’apprivoiser. La peur restera toujours le plus grand handicap àla transition.
    Afin de mieux identifier les peurs qui nous habitent, nous pouvons passer en revueles suggestions de peurs suivantes :La peur de la vie, de la honte, de l’inconnu, des agressions, du silence, de l’humiliation,de se tromper, de l’abandon, de la solitude, du ridicule, de vivre, d’être puni, de la noirceur, des inconnus, de la vérité, du commérage, du vide, de l’eau, du feu, des animaux, des défaites, du rejet, de la déchéance, de la liberté, de l’avenir, du bonheur,de l’amour, du chagrin, de changer, de perdre le contrôle, de la douleur, de la maladie,de la mort, etc.Les peurs doivent être identifiées et reconnues avant de pouvoir tenter de les éliminer. Elles sont remplacées par la confiance en soi, la foi et l’amour. Nous sommes alors prêts pour la période de détachement.
    http://www.scribd.com/doc/12525169/4/Chapitre-4