Les recherches de Ian Stevenson sur la réincarnation : la transmigration de l’âme est elle objectivement vérifiable ? | Neotrouve

Les recherches de Ian Stevenson sur la réincarnation : la transmigration de l’âme est elle objectivement vérifiable ?

De nombreuses personnes de par le monde ont témoigné avoir existé avant leur naissance, dans un autre temps, un autre endroit, dans un corps différent. Le processus de la mort et de la renaissance est plus connu sous le nom de la réincarnation. Est-ce une façon de se rassurer sur la mort, ou, comme le disent de nombreux chercheurs, un fait objectivement vérifiable ?

 

Les chercheurs parapsychologues disposent de trois sources d’information possibles :
– souvenirs concernant une ancienne identité, une ancienne famille, une ancienne vie. C’est souvent le cas d’enfants jeunes (de deux à sept ans en général).
– régression sous hypnose.
– intervention d’un médium servant de relation entre le sujet actuel et le sujet tel qu’il était dans une vie antérieure.
Le premier cas est le plus intéressant dans la mesure où il n’y a pas eu d’influences s’exerçant sur l’enfant, et où les vérifications sont plus faciles. C’est ce domaine qu’a spécialement étudié le docteur I. Stevenson, psychiatre (Université Virginia – U.S.A.). Il a fait de cette recherche d’indices sa spécialité. Son premier ouvrage publié sous le titre  » 20 cas suggérant le phénomène de la réincarnation  » sert de référence. La première édition américaine date de 1966. Stevenson avait alors enregistré 600 cas. En onze ans de recherches supplémentaires, il aurait parcouru près d’un million de kilomètres pour réunir quelque 1700 dossiers ! Il a recueilli des témoignages fort spectaculaires . Onze années après la première publication de son ouvrage, Stevenson, toujours à la recherche de témoignages supplémentaires écrit : « qu’ils soient pris individuellement ou qu’ils soient pris dans leur globalité, ces cas ne présentent pas un commencement de preuve de la réincarnation. »

Le plus grand spécialiste mondial en matière de réincarnation est sans nul doute le professeur lan Stevenson (1918-2007). Canadien d’origine, il vivait aux États-Unis où il a enseigné la psychiatrie à l’Université de Virginie.

Il a publié ses recherches dans plusieurs ouvrages dont trois traduits en français sur des enfants alléguant se souvenir d’une vie précédente et donnant des éléments permettant de retrouver des traces de cette vie précédente.

Dans son dernier livre datantd e 1995 et traduit en français « Les enfants qui se souviennent de leurs vies antérieures » : Ian Stevenson aborde certaines des questions que l’on se pose fréquemment au sujet des enfants qui prétendent se souvenir de vies antérieures.

– Pourquoi est-on plus susceptibles de se souvenir de certaines vies – notamment celles qui ont eu une fin violente – que d’autres ?
– Pourquoi presque tous les enfants oublient-ils, entre cinq et sept ans, les souvenirs plus précoces de leurs vies antérieures ?
– Pourquoi rencontre-t-on plus de cas en Asie et dans certaines parties de l’Afrique qu’en Occident ?
– Quelles sont les principales interprétations de ces cas, en dehors de la réincarnation ?
– Pourquoi, dans certains cas, la réincarnation semble-t-elle être la meilleure interprétation ?

Au cours des années soixante Ian Stevenson rassembla quantité de témoignages en faveur de l’hypothèse de la réincarnation.

La journaliste Hélène Renard a effectué une analyse méticuleuse du travail de Stevenson a identifié sept critères de classement :
-désir de retrouver l’ancienne famille,
-affirmation répétée d’une autre identité,
-habitudes, comportements, réactions similaires à celles du défunt,
-malformations congénitales ou marques de naissance,
-talents, aptitudes insolites, connaissances particulières,
-connaissances historiques, érudition,
-reconnaissance de lieux ou de gens.

Ces témoignages de réincarnation ne se limitent pas à l’Asie et d’ailleurs la croyance en la réincarnation est plus répandue qu’on ne le croit (Liban, Alaska, par exemple). Stevenson a même trouvé des cas en Occident, dans un environnement qui ne croyait pas à la réincarnation.

Toute l’approche de Stevenson obéit à des critères de vérification les plus rigoureux, c’est pourquoi on peut dire que l’on est passé d’une croyance présente chez de nombreux peuples du monde à une démarche scientifique de collecte de faits inexplicables sans l’hypothèse d’une transmission de souvenirs ou de vécu entre deux identités corporelles différentes.


Phénomènes Inexpliqués : La Réincarnation
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Stevenson a noté différents phénomènes troublants chez les sujets étudiés :

1) Des pré-vision de réincarnation
Certains tentent de choisir leur prochaine vie avant de mourir, accompagnant leur choix de
souhaits sur leur nouvelle apparence physique ou leurs qualités. On ne rencontre que cette
caractéristique chez les Tlingits ou les Tibétains (22% des cas chez les Tlingits)

2) Des rêves annonciateurs
Dans cette caractéristique, généralement quelqu’un d’apparenté au futur sujet rêve d’un
défunt qui lui fait part de son intention ou de son désir de se réincarner. Le «rêveur» est
souvent une épouse, mère éventuelle du sujet qui va re-naître. Parfois, c’est le mari, ou un
parent, ou un ami qui reçoit le message en rêve. On a appelé ce phénomène «rêve
annonciateur» parce qu’il se produit, à de rares exceptions près, avant la naissance ou
quelquefois même avant la conception du sujet.

3) Des marques et défauts de naissance.

Les sujets ont parfois des marques sur le corps, qui correspondraient à des blessures ou
marques congénitales de la personnalité antérieure.
Stevenson a pu vérifier le dossier médical des personnes mortes dont les enfants disaient être la réincarnation : dans 20% des cas, il a découvert une concordance parfaite entre les traces de naissance et les blessures.
Les défauts et marques de naissance correspondant à ceux du défunt constituent, selon
Stevenson, les meilleures preuves pour justifier la croyance en la réincarnation. Ce sont des
taches bien visibles. Stevenson en a photographié des centaines.

Il a également travaillé sur les traces de naissance apparaissant sur l’épiderme de bébés: grains de beauté, zones de peau sans pigmentation ou sans pilosité. Il a constaté qu’un tiers des enfants disant se souvenir d’une vie antérieure sont porteurs de traces de naissance qu’ils affirment être des blessures reçues lors de leur vie précédente.
Quelques-uns des enfants examinés par Stevenson présentaient des marques sur la peau ou étaient affligés de malformations congénitales décrites comme des stigmates en relation avec leur vie passée. Ils étaient supposés correspondre, plus ou moins nettement d’ailleurs, à des blessures, cicatrices ou autres particularités physiques que le parent dont l’enfant se disait la réincarnation aurait présenté de son vivant, voire, s’agissant de blessures mortelles, aux derniers instants de sa vie.

Lorsque les stigmates sont visibles dès la naissance n’y a-t-il vraiment d’autre choix que d’invoquer la réincarnation ou, pour les plus sceptiques, le pur hasard ? Ne pourrait-on envisager, dans certains cas, l’hypothèse d’une autosuggestion maternelle, largement inconsciente, d’une grande efficacité sur le foetus ? Il est tentant de conjecturer sur ces questions. Là n’est pas notre propos, mais nous retiendrons malgré tout que les certitudes des proches qui en appellent à la réincarnation d’un parent défunt, arguant de la réalité des stigmates, reposent la plupart du temps sur des éléments discutables. Que ce soit à propos de la localisation de ces marques singulières ou de leur véritable conformité avec celles que portait la personne décédée.

Le cas de Ravi Shankar, un petit indien, est néanmoins intéressant car on y trouve nombre d’autres éléments en faveur de l’hypothèse d’une vie antérieure. Stevenson affirme par exemple qu’il fut capable de reconnaître les hommes qui le tuèrent, à l’âge de six ans, lorsqu’il s’appelait Ashok Kumar. Témoignage tout à fait extraordinaire car les vérifications indiquèrent que ses allégations étaient fondées : les faits se déroulèrent exactement de la façon dont il les avait relatés. Il se souvint que ses meurtriers l’exécutèrent à l’arme blanche et, entre autres mutilations, le décapitèrent.

Dans son existence actuelle son corps conservait ce qui pouvait apparaître comme un stigmate de cette affreuse blessure :  » Sa mère certifia qu’il avait une marque rectiligne en travers du cou, semblable à la cicatrice d’une blessure faite par un grand couteau. Elle déclara s’en être aperçue pour la première fois quand son fils avait trois ou quatre mois. C’était apparemment congénital. Quand Ravi Shankar parlait du meurtre, il attribuait cette trace sur son cou aux blessures du crime. Au fur et à mesure qu’il grandissait, celle-ci changeait de place. En 1964, elle était en haut de son cou, juste au-dessous du menton, et s’était quelque peu estompée.  »

Le cas de Corliss Chotkin Junior, dont il fut question plus haut, évoque également le phénomène des stigmates. Son grand-oncle, Victor Vincent, avait annoncé à sa nièce, environ un an avant sa propre mort, qu’il reviendrait sous les traits de leur futur enfant. On notera en passant que cet exemple pourrait être interprété dans le cadre de la précédente hypothèse d’une autosuggestion maternelle.

 » Je vais revenir, je serai votre prochain fils. J’espère que je ne bégaierai pas autant que maintenant. Votre fils aura des cicatrices.  » Il enleva alors sa chemise et lui montra une cicatrice dans le dos, provenant d’une opération subie quelques années plus tôt.

Dix-huit mois environ après la mort de Victor Vincent sa nièce mettait au monde un garçon, Corliss Chotkin, qui portait effectivement deux marques sur le corps de même forme et, grosso modo, au même emplacement que son grand-oncle décédé. Très tôt, dès qu’il fut en mesure de se faire comprendre, il reconnu et nomma différentes personnes qui composaient l’entourage du vivant de celui-ci.

Stevenson ajoute que  » Victor Vincent bégayait beaucoup et il avait exprimé le voeu de moins bégayer dans sa nouvelle vie. Corliss bégayait énormément dans sa jeunesse et cela dura jusqu’à ce qu’il suive, à l’âge de dix ans, un traitement avec un orthophoniste. Il n’avait plus de défaut de prononciation lorsque je l’interrogeai.  »

Enfin, le cas de Wijeratne au Sri Lanka, ne manque d’intriguer lui aussi. Il présente à sa naissance, en 1947, une nette difformité au niveau du thorax et au bras droit ; ce que sa famille interprète comme une conséquence karmique. Dans ce témoignage on relève que la réincarnation intervient assez tardivement, près de 19 ans après le décès, contrairement à la norme énoncée par Stevenson.

Le père le Wijeratne nota également certaines ressemblances avec son frère défunt, Ratran Hami. Wijeratne avait comme lui le teint mat alors que ses autres frères et soeurs avaient plutôt la peau claire. Son père, observant d’autres similitudes de physionomie entre son fils et son frère, déclara à sa femme :  » Mon frère est de retour.  » Celle-ci ne semble pas avoir prêté grande attention à cette remarque et aucun des deux ne fit le lien entre la difformité du garçon et Ratran Hami.

Vers l’âge de deux ans, deux ans et demi, Wijeratne commença à marcher autour de la maison en parlant tout seul. Son comportement intrigua sa mère qui écouta ses propos. Elle le surprit en train de dire que son bras était difforme parce qu’il avait tué sa femme dans sa vie précédente. Il cita de nombreux détails en rapport avec un crime dont elle n’avait, jusqu’alors, jamais entendu parler. Elle questionna son mari et H. A. Tileratne Hami confirma l’exactitude de ces propos : son jeune frère avait été exécuté en 1928 pour avoir assassiné sa femme.

Le père de Wijeratne tenta de dissuader son fils de parler de sa vie antérieure. Pourtant l’enfant persistait, souvent seul, en un sombre monologue, ou se confiait à des personnes qui le questionnaient sur son bras. Il fit un récit circonstancié du meurtre, de l’arrestation et de l’exécution de Ratran Hami, donnant avec réalisme d’abondants détails (…). Selon la mère de Wijeratne, il racontait ses souvenirs par bribes. Elle ne releva pas de circonstances extérieures qui pussent susciter ses récits sur la vie de Ratran Hami.

4) Des propos des enfants sur leur vie antérieure.
Un enfant qui se rappelle sa vie antérieure commence en général à en parler vers l’âge de 2
ans, et à l’oublier vers l’âge de 5 ans. Les souvenirs peuvent se limiter à quelques «flashback
» ou, au contraire, couler à flots. L’enfant tend à se rappeler surtout les
événements de la dernière année, des derniers mois et jours de sa vie précédente. Environ
trois quarts des sujets affirment revoir leur mort, et avec plus de précision encore lorsque
la mort a été violente (dans les cas authentifiés, 94 % des sujets parlaient de leur mort –
par accident ou meurtre – contre 52 % lorsque la mort avait été naturelle ). Les
souvenirs sur les personnes ou objets qui entouraient l’ancienne personnalité pendant les
derniers temps de son existence ont priorité sur tout le reste. Les sujets ont habituellement
retenu le nom de leur ancienne personnalité et son entourage.
La plupart des sujets n’ont rien à nous révéler sur la période intermédiaire entre la mort de
l’ancienne personnalité et leur propre naissance.
Beaucoup de sujets affirment qu’ils reconnaîtraient leurs parents ou amis antérieurs si on
les amenait sur les lieux de leur ancienne incarnation. C’est ce qui s’est produit dans de
nombreux cas: ces «visites» ont permis aux sujets de se retrouver parmi ceux qu’ils
avaient aimés ou simplement connus. Stevenson attache peu d’importance à ces rencontres
car elles ont sont rarement contrôlées par des observateurs impartiaux. Lors de la
rencontre, l’enfant est mis souvent tacitement sur la bonne voie. Il y a pourtant deux sortes
de circonstances où la re-connaissance peut-être considérée comme positive: – Celle
où l’enfant reconnaît spontanément quelqu’un qu’il voit pour la première fois par hasard; –
Celle où la rencontre a lieu dans des circonstances très contrôlées.

5) Des talents ou dons particuliers

Certains réincarnés interrogés par Stevenson disaient bénéficier de talents caractéristiques d’une prétendue personnalité antérieure. Ce que confirmaient les familiers en précisant que ces talents évoquaient indéniablement un trait spécifique de la personnalité d’un proche défunt.
Il n’est pas rare, alors, que la virtuosité dont font preuve certains de ces enfants amène l’entourage à y répondre, en conformité avec les croyances locales, par la réincarnation ou par la re-naissance.

La xénoglossie est la connaissance d’une langue que le sujet n’a pas apprise. Les cas
authentiques de xénoglossie contribuent largement à prouver la survivance après la mort.
Cependant, fort peu de sujets, même s’ils se rappellent avoir habités un pays différent dans
une autre vie, sont aptes à comprendre ou à en parler la langue. Néanmoins, il semble
qu’ils l’apprennent plus vite que leurs frères et soeurs quand on leur enseigne.
Le comportement insolite des sujets, plus conforme à celui de l’ancienne personnalité qu’à
celui de leur entourage, a d’abord étonné Stevenson. Il mit encore plus de temps à se
rendre compte que ces comportements pouvaient aussi aider les psychologues et les
psychiatres à expliquer certains types de comportements jusqu’ici mystérieux, ainsi que
certains phénomènes biologiques et médicaux dont on ne connaît pas la cause .
En Alaska, Corliss Chotkin, prolongement supposé de la personnalité de son grand oncle Victor Vincent, Tlingit de pure souche, possédait une habileté remarquable dans la mécanique ; activité dans laquelle excellait son grand oncle. Et tout comme lui Corliss possédait l’âme d’un marin :
Victor Vincent aimait le bateau et la vie sur l’eau. (…) Il se montrait très compétent devant les bateaux et leurs machines. Corliss, lui aussi, appréciait l’eau ; il avait exprimé le souhait de parcourir le monde en bateau. Il se montra également très doué pour le maniement et les réparations de moteur. Il apprit tout seul, sans leçons, à les mettre en marche. Ce talent n’était pas hérité de son père qui ne connaissait rien aux moteurs et donc n’y touchait pas, tandis que Corliss réparait facilement un moteur cassé.
Svarnlata chantait et dansait en même temps, l’un n’allant jamais sans l’autre. C’est comme si elle avait appris simultanément chant et danse, ne pouvant les séparer. Le professeur P. Pal le croyait. Lors d’une entrevue avec Svarnlata et sa famille en 1963, il observa  » qu’elle avait des difficultés à se souvenir des mots si elle n’exécutait pas les danses.  » Elle fut capable de danser et de chanter de la sorte jusqu’en 1971, date à laquelle elle accepta gracieusement de me donner une représentation. Bien qu’incapable de comprendre les paroles, je fus très impressionné par sa voix et par son talent chorégraphique. Son père qui m’accompagnait, déclara que c’était en tout point identique à sa première démonstration, bien des années auparavant. Svarnlata n’avait rien oublié ! Le professeur Pal observa la représentation de manière bien plus approfondie, puisqu’il m’écrivit que  » les airs semblaient être justes et les attitudes convenables et séduisantes.  » (Svarnlata rejoua trois fois pour lui afin qu’il puisse transcrire les chants).
Le professeur Pal qui est originaire du Bengale identifia ces chants comme étant du bengali et il apprit, lorsqu’il retourna chez lui au Bengale occidental, que deux d’entre eux provenaient de poèmes de Rabindranath Tagore. Le troisième chant, lui aussi sans conteste en bengali, était un poème mineur inconnu du professeur Pal.

6) Inversion des sexes

On trouve dans le livre de Stevenson des histoires sur ces personalités insolites à qui on attribue à la réincarnation une aptitude ou un intérêt pour une pratique caractéristique de l’un ou l’autre sexe :

Paulo Lorentz, petit brésilien féru de couture, présentait une inversion de sexe estimée peu fréquente par Stevenson. La personnalité réincarnée en Paulo était l’une de ses soeurs, la défunte Emilia. Celle-ci, particulièrement douée pour la couture l’avait pratiquée avec génie. Après son décès aucune de ses quatre soeurs, qui montraient un goût très modéré pour ce genre d’ouvrage, ne l’avait jamais égalée. En revanche, Paulo, leur jeune frère, outre une exceptionnelle précocité, témoignait dans ses premières années d’une dextérité comparable à celle d’Emilia :  » Les témoins, nous dit Stevenson, s’accordent pour trouver extraordinaires non seulement son intérêt et ses aptitudes, mais aussi une réelle habileté naturelle. Par la suite, alors que sa personnalité commençait à gagner en virilité, son aptitude pour la couture cessa de se développer, si bien qu’arrivé à l’âge adulte il était beaucoup moins compétent que ses soeurs. Le point important à prendre en considération est la spontanéité précoce de ses dons pendant sa toute petite enfance.  »

6) Des phobies

Les phobies relatives aux circonstances de la mort de l’ancienne personnalité ont
particulièrement frappé Stevenson, et elles sont fréquentes. La peur de l’eau, la terreur des
armes à feu correspondent à une noyade ou à un assassinat par balle. Ces enfants ont
tendance à généraliser leurs aversions. Les préférences pour certains mets, le dégoût de
certains autres forment une catégorie importante.
Stevenson a par ailleurs étudié des cas de phobies (par exemple la peur de l’eau) se manifestant chez les enfants très jeunes. Ainsi, des enfants ayant refusé de se baigner dès leur plus jeune âge, lui ont affirmé, dès qu’ils purent parler, être morts noyés.
Beaucoup de sujets gardent l’impression d’être encore des adultes, et apparaissent ainsi à
leur entourage, c’est-à-dire plus mûrs que leur âge. Ils ont une attitude de condescendance
vis-à-vis des autres enfants. Les sujets ont souvent un sens des responsabilités qui manque
aux enfants normaux. On peut leur confier des tâches ménagères ou autres bien plus tôt
qu’à l’habitude.
Les sujets qui ont changé de sexe d’une incarnation à l’autre (selon leur propre
témoignage) ont intéressé particulièrement Stevenson par la persistance du comportement
antérieur. Leur façon de jouer, de s’habiller, de parler, reflète le genre de leur personnalité
précédente.

7) Quand la Réincarnation sert de preuve dans un procès

Et puis il y a eut ce cas troublant sur l’histoire de la réincarnation supposée d’une jeune Indienne nommée Sudha, dont le corps a été retrouvé le 26 octobre 1978 le long du chemin de fer du Gange.

L’enquête de l’époque a conclue qu’après avoir été étranglée, elle fut jetée d’un train en marche.

Quatre années plus tard, Meenu, une enfant de 3 ans habitant dans le village de Bethar, commença à raconter des détails étranges et très précis, concernant les circonstances de la mort de Soudha. Elle dit que c’est une de ses vies antérieures.
Meenu aurait donc vécue au travers du corps de Sudha, à Kânpur, et aurait été mariée à un médecin de renom, le docteur Vinay…

Le département de parapsychologie de l’université de Virginie aux Etats Unis, s’est intéressé au cas de Meenu. Selon le parapsychologue qui aurait étudié le cas de la réincarnation de Meenu, il lui semblerait très difficile pour une enfant de cet âge là, d’être capable d’une manipulation quelconque, afin de fournir des détails aussi précis sur la vie de Sudha.

Le témoignage de Meenu a servit dans le procès qui envoya le docteur Vinay, mari de Sudha, en prison pour meurtre.



Réincarnation de Meenu
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Stevenson considère ces cas comme suggérant la réincarnation, rien de plus; tous présentent des points faibles, aucun d’eux ne met en évidence la preuve formelle de la réincarnation. Sa seule conclusion est la nécessité d’approfondir l’étude de cas analogues. La vingtaine de cas d’enfants présentés dans son livre (Twenty cases suggestive of reincarnation 1966) ne constitue qu’un mince échantillon d’une collection de mille deux cent cas à l’époque. Les enfants conservent et expriment mieux des souvenirs d’un hypothétique vécu antérieur.

Le nombre des cas de réincarnation est plus élevé dans certains pays : Inde, Sri Lanka, Birmanie, Brésil, Alaska, Liban… tiendrait surtout de ce que les récits des enfants y sont mieux tolérés.

Stevenson rejette toute possibilité de fraude; en vertu de la mise en scène qu’aurait imposé la concordance de très nombreux témoignages et du fait de l’absence d’un mobile qui justifierait l’intérêt d’une telle fraude.

Pourtant au delà de ces cas troublants, le doute sur ces « souvenirs » réels ou pas subsistent.
Si beaucoup d’éléments indiquent que la personnalité semble survivre à la Mort, d’importantes questions restent toutefois sans réponses. Par exemple, si nous avons tous vécu plusieurs vies, pourquoi se souviendrait-on de certaines plus que d’autres? Selon certains parapsychologues le rappel d’une vie antérieure s’effectuerait alors par « intrusion télépathique  » dans la vie de quelqu’un d’autre. Mais, outre que cette interprétation soulève plus de mystères qu’elle n’en résout, cette thèse n’explique pas pourquoi la grande majorité des gens arrivant à se « brancher » sur des vies antérieures ne présentent aucune autre faculté extrasensorielle?

D’autres chercheurs avancent que le rappel des vies antérieures est un phénomène d’ordre biologique, le résultat d’une mémoire ancestrale, raciale ou collective qui s’étendrait sur de nombreux siècles. A travers un processus inconnu, sans doute génétique, le sujet se brancherait sur les expériences ou les processus mentaux d’un ancêtre, d’un homme ou d’une femme du même pays. Là encore, le mystère reste entier.

L’existence d’un lien entre les souvenirs de vies antérieures et des troubles multiples de la personnalité a aussi été avancée. Dans certains cas, on a vu apparaître accidentellement des sous-personnalités, notamment lorsque l’hypnose était utilisée à des fins médicales. Cette faculté pour l’esprit d’opérer une sorte de « scission  » existe sans doute dans une certaine mesure chez tout individu, et ne se révèle que lorsque nous nous laissons glisser dans un état de conscience modifiée. Il demeure néanmoins délicat d’expliquer tous les détails historiques, précis ou obscurs, pouvant surgir à l’occasion d’une séance d’hypnose…

En définitive, ces différentes thèses explicatives n’abordent que partiellement les cas de rappels de vies antérieures et ne prennent pas en compte toutes les données de façon satisfaisante. Selon le docteur Stevenson, la réincarnation reste l’explication la plus vraisemblable. Si beaucoup d’éléments indiquent que la personnalité semble survivre à la Mort, d’importantes questions restent toutefois sans réponses. Par exemple, si nous avons tous vécu plusieurs vies, pourquoi se souviendrait-on de certaines plus que d’autres? Et, plus incompréhensible encore, pourquoi la plupart d’entre nous n’a aucun souvenir de vies antérieures ?

Le débat reste ouvert…


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http://www.outre-vie.com/croyancereligion/reincarnation/reincarnation.htm
http://www.cerpi.be/TEMOIGNAGES/REINCARNATION/Stevenson.htm
http://renaissance-reincarnation.blogspot.com/2009/11/ian-stevenson.html
http://www.inexplique-endebat.com/article-la-reincarnation-de-meenu-45676807.html

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One Response to “Les recherches de Ian Stevenson sur la réincarnation : la transmigration de l’âme est elle objectivement vérifiable ?”

  1. 1
    nostradam Says:

    Beau doccument, enfin un sujet interressant, peu abordé par les temps qui cour
    Sachez qu’actuellement les chercheurs en physique quantique s’interressent de + en + à ce phénoméne des vies antérieures, des études ont été faite, par des chercheur, des psychiatres, voir les reportages sur les NDE, de nombreux témoignage et de plus en plus de preuves indiscutables.
    Envoyé nous de plus en plus de doccuments sur ce sujet, plus tôt que des doccs sur la crise ou les guerres, cela redonne un peu plus de sens à notre vie
    Plus tôt que de juger le pour et le contre, apporter vos témoignage sur se forum, cela peut être utile, attention au charlatan ; MErci encore