Ils ont synthétisé de l’ADN !
Des chimiste japonais ont anoncé avoir créé la première molécule d’ADN consitutée presque totalement de composants artificiels. L’ADN est normalement consituté de quatre nucléotides natuelles (« bases ») portées par une structure de molécules de sucre, qui sont les briques de construction dont la séquence code pour l’information génétique. Plusieurs chercheurs ont déjà été capables de fabriquer des molécules d’ADN qui incorporent certaines nucléotides non naturelles.
Le groupe de Masahiko Inouye à l’Université de Toyama est parvenu à inclure dans le squelette de sucre normal de l’ADN quatre bases artificielles en place des naturelles, créant une structure inhabituellement stabledouble brin ressemblant à l’ADN naturel, sans en être !
«La composition chimique unique de ces structures et leur grande stabilité offrent des possibilités sans précédent quant au développement de nouveau matériel biotechnologique», affirment avec enthousiasme les chercheurs.
«L’ADN artificiel pourrait éventuellement être appliqué à des systèmes de génétique extracellulaire avec du stockage d’information et des capacités foisonnants» de renchérir les scientifiques.
La grande trouvaille sera plus amplement étayée dans la parution du Journal of the American Chemical Society du 23 juillet prochain.
Cette nouvelle structure chimique est une étape vers des développement de biologie synthétique incompatibles avec les systèmes génétiques naturels. Cependant comme ces nouvelles molécules génétiques ont une stabilité plus grande que l’ADN naturel, les auteurs pensent d’avantage à des applications de stockage d’information que dans des applications « vivantes ».
Ces travaux, qui avaient pour but de développer une version artificielle composée de nouvelles bases, conçues par génie chimique. Ces travaux pourraient conduire à de nouvelles découvertes en thérapie génique, nanotechnologies, et sciences informatiques !
Doi et al. Artificial DNA Made Exclusively of Nonnatural C-Nucleosides with Four Types of Nonnatural Bases. Journal of the American Chemical Society, 2008; 130 (27): 8762 DOI: 10.1021/ja801058h